
AUTRE Six mois après son retour à Anderlecht, Lucas Biglia s’impose discrètement mais sûrement comme l’une des figures clés du staff de Besnik Hasi. À 39 ans, l’ancien capitaine, quadruple champion avec les Mauves, poursuit sa métamorphose en entraîneur, porté par une approche humaine et une soif d’apprendre intacte.
Sur le terrain, Biglia n’est pas celui qui parle le plus. Hasi, Edward Still et Jeremy Taravel mènent les séances, tandis que l’Argentin observe, ajuste et conseille. Une posture volontaire, fidèle à son tempérament posé. Les joueurs, eux, ne s’y trompent pas : Biglia est devenu un véritable point d’ancrage. Lors de la crise sportive d’octobre, c’est vers lui que Colin Coosemans s’est tourné avant d’organiser un entretien collectif décisif. L’ancien capitaine sait écouter, rassurer, orienter.
Un futur coach en construction
Depuis la fin de sa carrière, Biglia s’est plongé dans le coaching avec une passion presque scolaire. Inspiré par Gattuso, Martino ou encore Simone Inzaghi, il avance pas à pas : U17 d’Aldini Calcio, puis adjoint à Anderlecht. En décembre, il a décroché son diplôme UEFA A après 192 heures de cours à Coverciano, la prestigieuse “université du football” italien. En septembre, il entamera sa Pro License, nouvelle étape vers son ambition assumée : devenir T1. Mais pas question de brûler les étapes. Biglia veut apprendre, se tromper, progresser.
Une vie personnelle en équilibre précaire
Si son intégration sportive est une réussite, sa situation familiale reste délicate. Sa femme et ses trois enfants vivent toujours à Milan, où ils étudient et travaillent. L’Argentin multiplie les allers-retours entre Bruxelles et l’Italie, un rythme que Hasi lui-même juge difficilement tenable à long terme. En attendant, Anderlecht est redevenu sa famille du quotidien.
Un pilier du staff, malgré la discrétion
Biglia ne cherche pas la lumière, mais son charisme naturel fait le reste. Quand il parle, les joueurs écoutent. Hasi lui confie progressivement davantage de responsabilités, convaincu que son expérience et son calme sont des atouts précieux pour un groupe jeune et en reconstruction.
Un avenir encore ouvert
S’il rêve de devenir entraîneur principal, Biglia ne se projette pas ailleurs pour autant. Il veut d’abord accumuler les années d’expérience, comprendre les rouages du métier, et se sentir prêt. À Anderlecht, personne ne semble pressé de le voir partir.
Source: HNB