Ndayishimiye : Quand Neerpede égare un de ses joyaux…

MARDI, 8 SEPTEMBRE 2020, 10:19 - kargamel
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OPINIONS Mars 2018, Marc Coucke devenait officiellement le nouveau patron du RSCA.
Sous l’impulsion de son nouveau boss, le Sporting allait opérer un virage marquant symbolisé par un leitmotiv retentissant : In Youth We Trust !

Vraiment ?
 

Ainsi, un peu plus d’un mois après la passation de pouvoir entre Roger Vandenstock et Marc Coucke, les actes étaient joints à la parole et le Sporting offrait un contrat à 11 talents de son académie à savoir Jérémy Doku, Yari Verschaeren, Antoine Colassin, Anouar Ait El Hadj, Killian Sardella, Mathis Suray, Lucas Lissens, Halim Timassi, Loic Masscho, Chris Kalulika en Zacarias Antonio.

Avec Vincent Kompany dans le rôle du guide suprême, ces purple talents incarnent l’espoir d’un renouveau mais aussi celui de l’indispensable assainissement financier.
A plus d’un titre, ces 11 gamins constituent des diamants bruts que le sporting devra tailler pour les transformer en victoires puis en fortunes.
Peu avant le retour de Vince, Anderlecht eût sans doute été bien inspiré d’ajouter un douzième nom à cette liste prometteuse, celui de Ndayishimiye (21ans), un joyau égaré.
Ironie du sort, il se prénomme Mike Trésor.
Arrivé au RSCA dès l’âge de 14 ans en provenance de l’AFC Tubize, le natif de Lembeek allait faire ses classes côtoyant entre autres Saelemackers et Bornauw.
Après 3 bonnes années passées en U21 chez les mauves, contrairement à ses 2 comparses, Mike Trésor ne fut pas autorisé à s’entraîner avec le noyau A.
Emilio Ferrera n’y était pas favorable. La rupture devint inévitable au grand désespoir de Jean Kindermans.

Déçu, sans perspective à la hauteur de sa détermination, Ndayishimiye refusa de signer un nouveau contrat avec Anderlecht.
Le jeune médian offensif mauve était alors convoité par Monaco, Liverpool et la Juventus, clubs dans lesquels il aurait vraisemblablement été versé en espoirs.
Désireux de faire ses preuves en équipe fanion, il s’est finalement engagé le 11/09/2018 au NEC Nimègue (D2 Hollandaise).
Là, très vite, il allait s’imposer comme une valeur sûre de l’équipe au point qu’un an plus tard, il était drafté par Willem II (Eredivisie) qui le louait avec une option d’achat fixée à 500.000 €, somme exorbitante à priori pour un rookie mais qui allait finalement se révéler une aubaine.

Après une très bonne première saison, Willem II levait en effet l’option et lui offrait un contrat de 3 ans.
La saison 2019-2020 fut celle de son explosion avec 20 matches joués en équipe A, 5 buts et 3 assists, Rafael van der Vaart himself n’hésitant à considérer notre compatriote comme le Ziyech droitier.
Mettant à profit l’excellent travail des médians contrôleurs que sont Pol Llonch et Driess Saddiki, Ndayishimiye aligné au poste de numéro 10 fit la différence à maintes reprises en faveur de Willem II.
La saison passée, il fut considéré aux Pays-Bas comme la révélation du championnat et l’un des meilleurs joueurs à sa position.
Malgré l’intérêt que des clubs comme Norwich City, l’Atalanta, CSKA Moscou et même le Bayern de Munich lui portent, Mike Trésor estime qu’il est préférable pour son évolution de jouer chaque semaine en équipe première avec Willem II que de figurer dans la deuxième équipe d’un top club.
Son objectif pour la saison 2020-2021 est avant tout de confirmer avec Willem II qui, au passage, s’est qualifié pour le deuxième tour préliminaire de l’Europa League. Il sera toujours temps alors d’envisager une autre étape dans sa carrière.
Régulièrement sélectionné chez les jeunes internationaux belges, Mike Trésor est éligible au rang de diables rouges mais il pourrait aussi opter pour le Burundi.
Pour l’heure, Martinez ne l’a pas encore appelé.
Adrie Koster, ex FC Bruges et actuel entraîneur de Willem II affirme que Mike Ndayishimiye déterminera lui-même ce que sera son plafond.

Nul ne sait aujourd’hui où il ira et quel niveau il atteindra dans l’avenir mais ce qui est d’ores et déjà certain, c’est qu’Anderlecht a laissé s‘échapper l’un de ses plus beaux joyaux.

Il se dit d'ailleurs que Willem II ne discuterait d’un transfert qu’à partir de 7 millions mais le jeu de la concurrence pour attirer le jeune prodige pourrait rapidement faire monter les enchères.

In Youth We Trust ? Assurément ! Parfois pas assez encore, semble-t-il…
 

Source: Het Laatste News (Pieter-Jan Calcoen)



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