Les humeurs du Bomber. Veni vidi covidi!

DIMANCHE, 25 OCTOBRE 2020, 17:51 - Bomber
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OPINIONS Même si je suis en attente du résultat du test, les symptômes ne laissent guère de place au doute, le méchant virus a frappé !
Si je voulais paraphraser la célèbre citation veni, vidi, vici (je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu) de Jules César, je dirais que je suis venu, j’ai vu, j’ai été covidé !!!
 

Eh oui, pourquoi s’en cacher, le Covid (je ne m’habituerai décidément pas à employer le féminin pour désigner cette saloperie) n’est en rien ce que l’on a coutume d’appeler une maladie honteuse et je n’ai participé à aucune festivité ou guindaille en bravant l’interdit et les risques.
A vrai dire, je ne comprends pas l’attitude de celles et ceux qui veulent cacher qu’ils ont été victimes du virus sournois.
Ceci dit, n’étant ni Donald Trump ni Joe Biden, mon objectif ne consistait nullement à vous livrer un communiqué sur mon état de santé. Je ne pense pas que cela intéresse grand monde.

Je voulais plus simplement réagir aux nombreux messages de sympathie reçus de beaucoup d’entre vous, lecteurs de cette chronique, dont certains sont devenus de véritables amis.
« Salut Phil, comment vas-tu, à quand la prochaine humeur ? », « Hello Bomber, en manque de ta chronique ? » ; « Bonsoir Phil, je suis très surpris et tout aussi déçu de ne plus trouver trace de tes commentaires », « Tu fais une humeur bientôt ? ».
Voilà quelques exemples des messages reçus ces derniers jours !
En fait, ce silence n’est en rien lié à mon état de santé (je n’ai ressenti les premiers symptômes que jeudi dernier).
Discret durant de nombreux mois, j’étais pourtant revenu en force en septembre, puis il y a eu les déchainements liés au transfert de Jérémy Doku et une humeur délibérément provocatrice intitulée « Le process, une fumisterie ! ».
Cela faisait longtemps qu’une de mes humeurs n’avait plus suscité autant de réactions. Sympathiques, aimables et courtoises dans l’immense majorité ; agressive et virulente dans de rares cas !
je pensais initialement publier plusieurs réactions dans « les humeurs des supporters », mais je me suis abstenu, car je sentais que cela risquait de déraper dans les commentaires en ligne et tel n’était absolument pas mon souhait.

Ensuite, c’est tout simplement la deuxième vague du Covid qui fut à l’origine de mon mutisme.
Ce rebond de l’épidémie eut immédiatement des répercussions sur mon boulot quotidien et la fatigue extrême des fins de journée bridait désespérément toute velléité de partager mon humeur avec vous.
En fait, quelle humeur ? Quelle importance peut encore avoir l’actualité footballistique lorsque l’on est confronté chaque jour à des drames humains ? Quel sens cela a-t-il encore de disserter sur les choix de Kompany, sur l’incapacité pour l’équipe anderlechtoise de gérer un résultat ou sur la blessure de Trebel lorsque quand l’ennemi insidieux se remet à frapper ?

Puisque cette chronique n’a pas pour finalité d’aborder des problèmes médicaux ou de société et que je suis sur mon clavier, j’en viendrai quand même brièvement au foot, même si l’envie et l’inspiration me font défaut et que ma tête explose de douleur en ce moment.
Après avoir une fois de plus été incapable de gérer son avance face à OHL, le Sporting a fait le job à Courtrai , mais les choses auraient pu tourner nettement moins bien si les attaquant locaux s’étaient montrés un peu mieux inspirés.
Ce résultat est encourageant, mais il s’agira de confirmer dimanche prochain contre l’Antwerp qui vient de prendre la tête du championnat après sa victoire dans le derby de la métropole contre le Beerschot.
Depuis deux ans, nous sommes habitués aux contre-performances chaque fois que l’opportunité est là de réaliser un bon coup. Gageons que ce duel face au Great Old me démentira en espérant que notre cher bon vieux Dieumerci ne se rappellera pas au bond souvenir de ceux qui l’ont boudé ces dernières années du côté de Saint Guidon.

Même si certain me reprochent parfois d’avoir trop tendance à critiquer les arbitres, je ne peux m’empêcher de revenir sur la prestation de Jonathan Lardot.
Excellent pendant les trois quarts de la rencontre, le Liégeois a refusé un penalty à Amuzu à la 68ème minute. Pour moi, il y avait clairement contact et donc coup de réparation.
Que le referee ne siffle pas, je peux encore le comprendre, il ne s’agissait pas d’un attentat sur le petit Francis, mais qu’il lui colle une carte jaune pour simulation, là, mon sang ne fait qu’un tour. Décidément certains arbitres n’arrivent pas à comprendre qu’on peut chuter sans qu’il n’y ait faute NI SIMULATION.
Une vingtaine de minutes plus tard, ce cher Jona allait, par contre, siffler un penalty contre l’infortuné Cullen qui venait de monter au jeu alors qu’il n’y avait absolument pas de faute. Habitué aux duels musclés de la première ligue, le pauvre Cullen a dû se demander où il était tombé.

Pas grave me diront certain puisque cela n’a rien changé.
Je ne partage pas du tout ce point de vue.
Un penalty refusé dans un sens et un autre accordé à tort de l’autre côté sont des décisions qui peuvent totalement orienter l’issue d’une rencontre.
Et quand je pense que j’ai milité pendant trente ans pour le secours de la vidéo dans l’arbitrage, je fulmine en voyant que ni dans un cas ni dans l’autre, l’arbitre n’a été invité à revoir sa copie.
Que faisaient les hommes du VAR ? A quoi bon avoir investi dans l’assistance vidéo pour laisser commettre de telles erreurs ?
Quant à ce cher Jonathan, c’est à croire qu’il s’est souvenu en cours de rencontre qu’il lui était impossible d’arbitrer Anderlecht sans prendre l’une ou l’autre décision litigieuse.

Je sais, je sais. D’aucuns considéreront que je m’emballe et que j’exagère et je dois avoir l’humilité de reconnaître qu’il y a du vrai, mais quand on aime, on ne compte pas et Lardot, il n’y a rien à faire, je ne l’aime pas !
 
 

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