Les humeurs du Bomber. C'est l'Union qui rit jaune!

MARDI, 2 AVRIL 2024, 01:06 - Bomber
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OPINIONS C'est ce que l'on pourrait entonner en pastichant la fameuse chanson « C'est l'Union qui sourit », écrite en l'honneur de l'Union qui a conquis trois titres entre 1933 et 1935 grâce à une formidable série de 60 matchs consécutifs sans défaite.
 

Loin de moi de vouloir narguer un adversaire valeureux, ce n'est pas ma façon de penser. A fortiori quand rien n'est encore joué. L'Union reste le leader de la compétition avec un demi-point d'avance, mais il est certain que les résultats de ce weekend ont clarifié le fait que, sauf énorme retournement de situation, le titre devrait se jouer entre les deux clubs bruxellois.
Ce qui m'a dérangé ce lundi soir, c'est l'attitude du coach, de plusieurs joueurs et de certains supporters unionistes qui pètent complètement les plombs sur les réseaux sociaux.
Très honnêtement, cela ne me surprend pas tellement de la part de supporters qui se sont découverts, ces dernières années, une passion pour un club dont ils ne connaissaient même pas le nom malgré son passé prestigieux ou des renégats qui ont troqué l'écharpe mauve et blanc pour la jaune et bleu en raison des difficultés rencontrées du côté de Saint-Guidon.
Peu habitués aux contretemps, plusieurs joueurs ont perdu les pédales ce lundi, la palme d'or revenant à Burgess qui fit preuve une fois de plus de sa triste mentalité et qui fut très surpris d'être sanctionné -à juste titre – d'une carte rouge. Je l'ai déjà exprimé, l'Union est une équipe remarquable, mais elle use excessivement de l'intimidation et d'un jeu dur, voire parfois brutal.
J'avoue avoir été plus étonné par l'extrême nervosité affichée par Alexander Blessin, signe évident que l'entraineur allemand sent le vent du boulet se rapprocher de son équipe.

Puisque je viens d'évoquer le coach de l'Union, je voudrais en venir à Brian Riemer ou, plus précisément, aux critiques sempiternelles à son égard.
Très franchement, j'en ai marre d'entendre et de lire les attaques systématiques vis-à-vis des entraineurs du Sporting.
Avec Weiler, on a été champion, mais c'était un foot de m… !
Vanhaezebrouck était attendu comme le Messie, mais il n'a pas réussi.
Rutten est resté trois mois avant de se faire virer.
Certains ont soutenu Kompany jusqu'au bout, mais pour beaucoup, c'était un imposteur en tant que coach.
Mazzù a été très rapidement sous le feu des critiques et a tenu quelques mois avant de prendre la porte.
Aujourd'hui, Riemer est considéré par une frange importante de fans comme un guignol incompétent.
Dieu le père en personne ne trouverait pas grâce aux yeux de certains.
A un moment, il faut arrêter de scier sa propre branche et de vouloir toujours critiquer.

Je sais ! Je sais que certains amis et/ou lecteurs trouvent que je suis devenu trop mou, trop consensuel.
Que nenni, comme diraient nos meilleurs ennemis des bords de Meuse ! Je m'efforce simplement d'être plus réfléchi et plus nuancé.
Privilège de l'âge ! Sans doute, à moins que ce ne soit le début de la décrépitude !

Avec l'âge, certains deviennent de vieux bougons, ils râlent sur tout et considèrent que tout était toujours beaucoup mieux avant.
D'autres, au contraire, peut-être parce qu'ils sont devenus des papis gâteaux (ou gâteux), sont encore capables de s'enthousiasmer et profitent même davantage des événements que lorsqu'ils étaient plus jeunes.
S'il m'arrive souvent de râler et de pester dans un monde où tout est dicté par les nouvelles technologies, où les achats doivent se faire sur Internet, où il n'est plus possible de voyager sans smartphone, où tous nos faits et gestes sont épiés en permanence, je conserve quand même une capacité à m'émerveiller. Jouer avec mon petit-fils de deux ans, passer une belle journée en famille ou avec des amis, aller boire un verre avec des personnes que j'apprécie, lire un bon bouquin ou voir un film passionnant peuvent toujours me rendre heureux.
Dans ce contexte, je ne boude pas mon bonheur footballistique lorsque j'analyse les résultats récents de mon club de cœur.

Après 7 années de galère, Anderlecht is coming back et il est redevenu possible de rêver au titre même si j'ai pleinement conscience que ce sera très difficile.
Moi qui ai vécu l'époque d'un Sporting qui comptait en ses rangs des vedettes mondiales, je suis résolument heureux de voir la situation actuelle.
On le sait, la mémoire est courte et sélective mais il ne faut pas remonter à des décennies pour se souvenir de notre onzième place du défunt championnat. Alors non, tout n'est pas parfait, il y a de temps en temps des erreurs tactiques, des gaffes individuelles, des occasions ratées, mais cela a existé de tous temps.

Robby Rensenbrink est le plus grand joueur qui ait joué au Sporting et en Belgique, c'était mon idole et je lui voue une admiration sans borne. Était-ce normal que dans les années 70 après avoir été étincelant le mercredi soir en Coupe d'Europe, il sortait du chant de patates boueux de Beringen avec son maillot blanc immaculé ? Ce genre de match n'intéressait pas Robby ni d'autres stars de l'époque. La conséquence c'est que, dans les années 70, Bruges nous a devancé plusieurs fois d'un ou deux points pour remporter le titre.
Pour ceux qui ont connu cette époque, souvenez-vous et, pour les plus jeunes, sachez que tout n'était pas toujours rose. Certes, Anderlecht l'emportait souvent sur de gros scores à domicile, mais combien de championnats n'ont-ils pas été perdus suite à des défaites à Berchem, Winterslag, Waterschei, Tongres, Beringen ou au FC liégeois.

A l'heure où je rédige ces lignes, le RSCA compte le même nombre de points que nos rivaux jaune et bleu.
Tout peut arriver dans ces playoffs. Jouer à Bruges dimanche prochain ne sera pas une partie de plaisir et puis, on recevra l'Union.
Dans deux semaines, Anderlecht pourrait caracoler en tête du classement ou être relégué à six points de l'Union avec Bruges en embuscade.
D'ici là, passez une bonne semaine et savourez le retour de notre club au premier plan.
Tout n'est pas rose, il y a encore du pain sur la planche et tout pourrait s'effondrer dans les prochaines semaines, mais relisez le classement actuel de la Jupiler League et regardez qui est en haut de la colonne de gauche.
Qui l'eût crû en début de saison et n'est-ce pas merveilleux ?
 

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