
Face à ces 3 derniers adversaires, le Sporting a réalisé un nul, une défaite et une victoire. Que peut-on en penser alors que se profile la fin de la phase classique de la compétition nationale et que les Mauves sont désormais officiellement qualifiés pour les play-offs 1?
Je ne vais pas vous servir du réchauffé en me livrant à une analyse de ces rencontres, mais je vous propose quelques réflexions pêle-mêle.
Au soir de la défaite contre Hoffenheim, un de mes amis très proches écumait de rage. On pouvait le comprendre ! Après trois quarts d'un parcours remarquable, Anderlecht laissait filer une qualification quasiment acquise pour l'Europa league, même si elle semblait inespérée au début de la compétition.
Dans son analyse, cet ami précisait à juste titre que ces deux matchs ajoutés à un calendrier déjà fort chargé nous seraient certainement préjudiciables. On allait y perdre de l'énergie et de l'influx nerveux tout en risquant également des blessures. Logique avec lui-même, il décida dans la foulée de ne pas se déplacer au Lotto Park pour assister à la rencontre.
On ne saura jamais exactement quelle influence ces deux rencontres auront eu, mais elles auront probablement eu un effet néfaste sur l'abominable prestation face à l'Union.
Une autre remarque me vient à l'esprit, même si elle n'a strictement rien à voir avec la première, comment est-il possible de se faire voler comme le fut le Sporting à Istanbul à une époque où le Var est censé analyser et décortiquer toutes les phases litigieuses ?
Je n'ai pas envie de m'étendre excessivement sur la question, mais l'on est en droit de se poser des questions.
Nous ne vivons pas dans un monde de bisounours et la corruption des arbitres existaient déjà en Angleterre dans les années 20.
Je précise que je ne me permets pas de porter des accusations, mais je m'interroge.
En ce qui concerne la rencontre contre l'Union, elle ne fut pas si mauvaise que certains l'ont prétendu jusqu'à l'ouverture du score par les Jaune et Bleu.
Par la suite, ce fut un mélange de traversée du désert, Waterloo morne plaine et gorilles dans la brume.
Dans ce contexte, l'Union méritait incontestablement la victoire même si Burgess me donne de l'urticaire et qu'il n'est pas loin de ravir la palme d'or du défenseur le plus crapuleux que j'ai décernée depuis belle lurette à Sergio Ramos.
Il y a deux semaines, un de mes collègues, fan acharné des Rouge et Blanc, me disait qu'il ne restait plus qu'un objectif pour la saison du Standard : battre Anderlecht.
Les cartes avaient été rebattues avant notre déplacement en bord de Meuse. En cas de victoire, les Rouches revenaient dans la course pour les playoffs 1.
J'avouerai très franchement que je m'attendais à une défaite si pas une véritable dégelée à Sclessin.
On sait combien le Standard peut être galvanisé par un public en folie et nous venions de nous faire manger par une Union volontaire et enthousiaste en jouant comme des premiers communiants.
Contre toute attente, les Mauves affichaient cette fois une mentalité de guerriers et la rentrée de Simic dans le 11 y est certainement pour quelque chose.
Sans être brillant, le Sporting ne tombait pas cette fois dans les pièges tendus par Leko. Encore fallait-il marquer !
C'est alors que, tel Zorro dans ses aventures, Thorgan est arrivé pour planter un but d'anthologie.
Encore faudra-t-il confirmer lors des deux dernières journées de la phase classique du championnat au cours desquelles il est impératif de prendre le maximum des points.
Et après ?
Après, on verra bien ce qu'il adviendra. Si Genk continue sur sa lancée, les Limbourgeois seront champions. Bruges paraissait bien placé en embuscade pour profiter de l'un ou l'autre faux pas des Limbourgeois, mais les Gazelles se sont effondrées en championnat ces dernières semaines. Ne les enterrons toutefois pas trop vite, d'autant plus qu'il est quasiment certain que Bruges ne poursuivra pas son parcours européen.
L'Union qui était à 11 points de nous il y a quelques semaines réalise une fin de championnat exceptionnelle. Serait-ce leur année de gloire alors que tout semblait perdu en milieu de saison après trois championnats exceptionnels sans titre?
Et puis il y a le Sporting.
Je ne crois absolument pas en nos chances de coiffer les lauriers nationaux. Il y a trop de paramètres qui devraient s'aligner pour que cela se réalise et le Sporting devrait montrer une constance qui lui a manqué depuis des mois.
Mais qui sait!
Il faudra jouer le coup jusqu'au bout en étant prêt à laisser ses tripes sur le terrain. Alors peut-être, pourrons-nous nous remettre à rêver.
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