
Hasi buiten? Ja of nee ?
Sincèrement, à l'issue de la rencontre contre l'AEK, je penchais pour la deuxième solution. Un jour et demi plus tard, je ne serai plus aussi affirmatif. L'émotion est retombée et a pu laisser la place à une réflexion un peu plus profonde.
Suis-je un fan de Besnik Hasi ? Certainement pas. D'emblée, j'ai trouvé regrettable de remplacer David Hubert par le Kosovar. Ce fut, semble-t-il, un coup de poker de la direction afin de provoquer un choc psychologique et de donner un coup de fouet à l'équipe avant la finale de la coupe de Belgique. Ce fut surtout un magistral coup dans l'eau et, dès lors, il eût été normal que Besnik fasse ses valises à l'issue du défunt championnat.
Las! Besnik est toujours là. Le plus probablement en raison du manque de moyens du Sporting pour aller dénicher un coach de haut niveau. L'homme fait ce qu'il peut, avec ses idées et les moyens du bord. Je n'ai strictement rien contre lui qui fut un second couteau à l'époque où il évoluait comme joueur du Sporting, mais qui s'est toujours montré un véritable professionnel d'une correction exemplaire.
Pour en venir à la rencontre proprement dite de jeudi soir, est-il responsable du résultat décevant ?
NON, car ce n'est pas lui qui arpentait le terrain et qui a galvaudé les nombreuses occasions de but.
OUI, car tout le monde pouvait se rendre compte que l'équipe n'arrivait plus à atteindre le même niveau en deuxième mi-temps qu'en première période et les premiers changements auraient dû se faire beaucoup plus tôt qu'à la 77ème minute.
Qu'il s'agisse des supporters, des joueurs, du coach ou des dirigeants, la faute à "pas de chance" est souvent invoquée de façon systématique, car c'est une attitude plus facile que d'avoir l'honnêteté intellectuelle et la lucidité de reconnaître des manquements.
Pourtant, tout spectateur objectif admettra qu'avec un minimum de réussite, les Mauves l'auraient emporté avec une différence de trois buts. Cela n'aurait pas constitué une garantie absolue de qualification quand on connaît les conditions dans lesquelles il faut jouer à Athènes, mais cela aurait quand même permis d'effectuer le voyage avec un certain optimisme.
En revanche, devoir se rendre dans le berceau de notre civilisation occidentale avec un match nul pour tout bagage s'assimile davantage à la chronique d'une mort annoncée qu'à une douce balade en mer Égée. Il faudra affronter les Athéniens sur leur terrain tels des Spartiates déterminés à conquérir la cité d'Athéna.
Il est clair que nous ne partirons pas favoris, mais si l'équipe affiche la même détermination et se montre plus réaliste que jeudi soir, la victoire pourrait revenir à nos valeureux guerriers.
Ces dernières années, j'ai pris délibérément l'option de ne plus critiquer aussi ouvertement que par le passé ceux que l'on appelait autrefois les hommes en noir. Il est exact, en effet, que leur job n'est pas toujours facile, entourés de 22 excités sur la pelouse, de fans enragés dans les tribunes et en sachant que leurs décisions seront scrutées par toutes les caméras autour du terrain. Quant au VAR, je pense sincèrement qu'il doit avoir un effet souvent plus anxiolytique qu'apaisant pour eux.
La prestation de Monsieur Brisard, qui dirigea la rencontre, fut absolument exécrable. Je ne me permettrai jamais de de lancer des accusations dépourvues de preuves irréfutables, mais on avait vraiment l'impression qu'il favorisait délibérément les Athéniens. Quand on sait à quel point le football grec a déjà pu être noyauté par la corruption, il y a de quoi se poser des questions.
Ou alors, peut-être que, tout simplement et même totalement inconsciemment, l'arbitre français avait envie d'emmerder les peeeeuuuuutits belges.
Il est fréquent d'avoir des arbitres qui n'ont pas vraiment le niveau européen à ce stade de la compétition, mais s'agissant du deuxième référée de l'Hexagone, on était quand même en droit d'espérer mieux.
J'aborderai enfin, et très brièvement, ce qui semble devoir être le casse-tête d'Olivier Renard durant les 10 prochains jours. Arriver à dégraisser un noyau pléthorique au sein duquel les Foket, Ashimeru, Rits, Léoni, Verschaeren, Stroeykens,... n'ont visiblement plus leur place.
Au niveau des finances actuelles du club, Renard a beaucoup transférer des joueurs entrants; il faudra maintenant arriver à se débarrasser des poids morts et cela ne fera probablement pas rentrer un jackpot. De plus, tout supporter ou simple observateur un peu lucide sait qu'il faudra absolument engager un défenseur central à la fois rapide et expérimenté afin de stabiliser l'arrière-garde. Un bon substitut à Coosemans ne constituerait pas non plus un luxe.
Je crains toutefois qu'il faille attendre les départs pour envisager ces dernières possibilités.
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