
INTERVIEWS Il a 17 ans, les chaussettes baissées, le regard déterminé et une ambition qui dépasse les limites du rectangle vert. Nathan De Cat, surnommé “Catje”, est la nouvelle pépite du RSC Anderlecht. En quelques mois, il est passé du jardin familial aux pelouses de la Pro League, imposant son style et sa personnalité dans un vestiaire pourtant bien garni.
Dès la première journée contre Westerlo (victoire 5-2), De Cat a marqué les esprits. “Il n’a rien raté”, glissait Hein Vanhaezebrouck. Depuis, il a été titularisé dans 9 des 13 matchs officiels. Pas mal pour un adolescent qui, il y a peu s’amusait à dribbler ses voisins dans le jardin.
Maturité et ambition
“Je veux être titulaire, pas juste faire des apparitions”, confie-t-il avec une lucidité rare. Malgré une erreur coûteuse contre Häcken — un penalty concédé dans les dernières minutes — il a su rebondir, soutenu par ses coéquipiers, sa famille et sa compagne, Sarah Duranville, elle-même footballeuse et soeur de Julien.
Style unique, caractère affirmé
De Cat joue avec des protège-tibias minuscules et des chaussettes tombantes. “Mes parents trouvent ça dangereux, Hasi pense que c’est ridicule”, sourit-il. Mais derrière cette allure nonchalante se cache un milieu de terrain physique, technique, parfois audacieux — comme lorsqu’il tente une roulette façon Zidane devant sa propre surface. “Je dois mieux choisir mes moments”, admet-il.
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L’avenir dans les jambes
Son club de cœur ? Barcelone. Son plan de carrière ? “Être sur le terrain demain.” Pas de calculs, pas de transferts anticipés, juste du football. Et peut-être, un jour, une place chez les Diables Rouges.
Source: HNB