
INTERVIEWS Huit ans après ses débuts en équipe première, Yari Verschaeren est toujours là. Toujours en mauve, toujours à Anderlecht. Mais aujourd’hui, ce n’est plus en tant que prodige adulé qu’il foule les pelouses, plutôt comme un joueur en reconstruction, dans l’ombre de la nouvelle génération.
Besnik Hasi, coach du RSCA, l’a rappelé en conférence de presse : « Yari n’a jamais été mis sur le côté. Il a toujours travaillé, toujours été le même. » Pourtant, les faits sont là : plusieurs matchs sur le banc, une place de titulaire chipée par Nathan De Cat, et une intégration progressive de Saliba dans l’entrejeu.
L'article continue au-dessous de l'annonce
Numéro 10 ou pas ?
Interrogé sur le rôle de Verschaeren, Hasi nuance : « Je ne le vois pas comme un vrai numéro 10. Il a explosé très vite, est devenu international, et ça a créé des attentes. Mais il a aussi connu des blessures lourdes. » En Belgique, les supertalents ne restent généralement que deux ou trois ans. Verschaeren, lui, est toujours là.
Et l’étranger ?
Le coach est convaincu que le moment viendra. « Aller à l’étranger, c’est découvrir une autre vie. Pas les Pays-Bas, hein, ça c’est juste quelques centaines de kilomètres. Mais pour Yari, ce sera pour bientôt. »
Source: HNB