Anderlecht, bien plus qu’un club bruxellois.: une passion nationale

SAMEDI, 18 OCTOBRE 2025, 09:02 - purpleketje
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INTERVIEWS - AUTRE À Anderlecht, les couleurs mauves ne s’arrêtent pas aux frontières de la capitale. Elles traversent les plaines flamandes, les collines wallonnes et les rues de Bruxelles. Une étude menée avec l’ULB et la VUB le confirme : le RSCA est le seul club belge à rayonnement national, rassemblant des supporters de La Panne à Arlon, de Liège à Lommel.

Dans les travées du Lotto Park, on entend parler français, néerlandais, anglais… et surtout, on entend battre le cœur d’un peuple uni par une même passion. « Anderlecht est le club qui parle à tout le monde », résume Mathias Declercq, responsable communication du club.

Un stade plein, même sans trophée

Depuis 2017, le RSCA n’a plus soulevé de titre majeur. Pourtant, le stade est régulièrement sold out, et 6.000 fans attendent un abonnement. Ce n’est pas la victoire qui fait vibrer les Mauves, c’est l’histoire, l’identité, et l’espoir.


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Fred Celis, supporter liégeois, en est l’exemple parfait : « Petit, je portais mon training mauve partout. Même si ma famille soutient le Standard, j’ai toujours revendiqué mon amour pour Anderlecht. » Aujourd’hui, il est abonné depuis plus de 30 ans et président d’un club de supporters.

Trois générations, une même flamme

À Schaerbeek, la famille Genot incarne cette fidélité intergénérationnelle. Pierre, le grand-père, se souvient de son premier match dans les années 60, ballon en pleine figure et cœur conquis. Ses fils et petits-fils ont suivi, tous réunis sous les projecteurs de Saint-Guidon.

« Anderlecht nous réunit», dit-il. Et ce lien familial, transmis comme un héritage, est le socle de la ferveur mauve.

Une modernité assumée, un avenir en construction

Le RSCA ne vit pas que dans le passé. Il séduit les jeunes Bruxellois avec des abonnements mensuels, des light shows, des maillots artistiques signés Damso ou Stromae, et une modernisation du stade. Le projet de nouveau stade à Neerpede reste dans les cartons, mais l’ambition est bien là.

Une vérité éternelle

« On peut changer de femme, de parti politique ou de religion, mais pas de club préféré. » — Eric Cantona

À Anderlecht, cette maxime est gravée dans chaque siège du Lotto Park, dans chaque chant, dans chaque regard. Peu importe les résultats, le RSCA reste une passion qui ne s’explique pas, elle se vit.







Source: Le Soir