
INTERVIEWS - AUTRE Un an après son départ vers Grêmio, Francis Amuzu (26 ans) raconte sans filtre son aventure brésilienne. Une histoire faite de hauts, de bas… et d’un attachement indéfectible au RSCA.
Sportivement, tout n’a pas été simple. Après une bonne entame, Amuzu disparaît des feuilles de match. Le doute s’installe. “Je jouais à peine. J’ai même envisagé de revenir à Anderlecht,” avoue-t-il. Le club où il a grandi, où il a tout vécu, restait dans un coin de sa tête. Des contacts ont eu lieu, mais rien de concret. Pourtant, l’idée était bien réelle.
Le déclic : jouer libéré
En septembre, tout bascule. Amuzu décide de lâcher la pression. “J’ai dit : flûte, je fais à ma goût. À l’entraînement, je dribblais tout le monde, je marquais tout le temps.”
Résultat : plus de confiance, plus de puissance (trois kilos de muscle en plus), et un retour dans le onze. Le championnat brésilien ? Intense, physique, parfois brutal. Mais il s’y est fait.
Une vie de famille épanouie
En dehors du terrain, tout roule : Porto Alegre lui plaît. Sa fille apprend le portugais. Sa femme est enceinte et accouchera au Brésil. Le cadre de vie est bon, même si le terrain dicte toujours l’humeur d’un joueur.
Objectifs : performer, revenir en Europe… et viser le Mondial
Amuzu veut d’abord confirmer sa bonne forme avec Grêmio. Mais il ne cache pas ses ambitions :
“Un jour, je veux revenir en Europe, dans un grand championnat.” Et puis il y a le Ghana. Le Mondial 2026. Retrouver Doku là-bas sur son chemin ? Une idée qui le fait sourire. “Je suis content pour Jeremy. Ça me motive. Je sais que je peux aussi être décisif.”
le Mauve n’est jamais très loin
Même à 10.000 km, Amuzu reste un enfant d’Anderlecht. Son aventure brésilienne l’a secoué, mais elle l’a aussi renforcé. Et si la porte n’a pas bougé cet été… elle n’est peut-être pas fermée pour toujours.
Source: HNB