Taravel, le regard de son frère sur un coach en pleine ascension

VENDREDI, 27 FÉVRIER 2026, 08:44 - La Panthère Mauve
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INTERVIEWS Alors qu'Anderlecht ne se précipite plus pour nommer un nouvel entraîneur principal, une évidence s'installe doucement : Jérémy Taravel, 37 ans, pourrait bien rester aux commandes jusqu'à la fin de la saison. Son frère Nicolas, ancien joueur professionnel et aujourd'hui actif dans le secteur bancaire, dresse un portrait intime et éclairant de celui qui tente de redonner un élan durable au RSCA.

Pour Nicolas, le doute n'existe pas : son frère a toujours eu l'étoffe d'un T1. Dès ses années à Cercle Bruges, Lokeren ou Dinamo Zagreb, Jérémy s'est imposé comme un meneur naturel. En Croatie, il a découvert la pression permanente d'un club habitué à gagner et à jouer la Ligue des champions. Cette expérience, estime Nicolas, explique sa capacité actuelle à gérer l'exigence d'Anderlecht, où chaque match est un examen.

Une loyauté remarquée dans un vestiaire en reconstruction

L'un des éléments qui a marqué le groupe bruxellois est la décision de Jérémy de rester au Parc Astrid lorsque d'autres membres du staff ont quitté Neerpede. Il aurait pu suivre Edward Still à Watford, mais a refusé. Ce choix, souligne Nicolas, a renforcé la confiance des joueurs : « Ils ont senti qu'il croyait en eux.» Cette loyauté a servi de socle à la dynamique observée lors de la qualification en Coupe contre l'Antwerp.

La méthode Taravel : rigueur, psychologie et obsession du détail

Avec seulement deux jours pour préparer la demi-finale de Coupe, Jérémy a misé sur le mental. Il a montré aux joueurs une compilation vidéo de leurs meilleurs moments, un geste simple mais puissant qui a ravivé la fierté et la confiance.


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Nicolas raconte un coach passionné, presque habité : lectures sur le management, analyses vidéo, présentations détaillées… même lorsqu'il était adjoint à Virton, tout était déjà « préparé en PowerPoint ». Son passage comme assistant en bord de Meuse, où il a côtoyé Ivan Leko, l'a également marqué : il admirait la précision et l'intensité du Croate.

Une vie familiale mise entre parenthèses

Derrière l'ascension professionnelle, il y a aussi un coût personnel. Jérémy quitte souvent la maison avant 6h et rentre tard. Avec une famille et des enfants, l'équilibre est fragile. Mais pour Nicolas, cette période est une « leçon accélérée » indispensable pour un coach qui veut s'installer durablement au plus haut niveau.

Le projet sportif : un RSCA plus plus mobile

Si Anderlecht venait à le confirmer, Jérémy Taravel a déjà esquissé les contours de son football :  combinaisons, mobilité permanente, positions interchangeables, dynamisme.

Et si l'aventure s'arrêtait ?

Même si le RSCA décidait de ne pas prolonger son mandat, la victoire contre l'Antwerp restera un moment fondateur. Nicolas rejette l'idée que l'adversaire était simplement dans un mauvais jour : « Jérémy avait mis tout le monde sur orbite. Ce jour-là, ils auraient battu n'importe qui. »


 

 



 

Source: HNB