
INTERVIEWS Présent dimanche au parc Astrid pour analyser la rencontre face à Malines, Walter Baseggio n'a pas seulement observé le terrain. L'ancien numéro 10 d'Anderlecht a surtout ressenti une atmosphère lourde, presque irréelle, qui lui a rappelé les heures sombres de la fin des années 90. “J'étais triste. Je souffre autant que tous les supporters mauves” confie-t-il, évoquant une ambiance “étrange” avant, pendant et après le match.
S'il a connu des périodes délicates, Baseggio estime que la situation actuelle est plus préoccupante encore. À l'époque, malgré les turbulences — l'arrêt Bosman, le retrait de Constant Vanden Stock, l'affaire Nottingham — Anderlecht avait toujours su rebondir. “Ici, cela fait dix ans qu'ils entendent la même chanson… En réalité, ça ne va jamais” souligne-t-il, rappelant que le RSCA ne se bat aujourd'hui que pour une quatrième place rendue possible par l'effondrement de plusieurs concurrents directs.
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“Arrêter de changer de cap tous les six mois”
Pour l'ancien milieu, la priorité est claire : stabiliser la direction sportive. Il plaide pour que le club laisse Antoine Sibierski travailler “au moins deux ans, quels que soient les résultats”, et insiste sur l'importance de retrouver un véritable ADN anderlechtois, sur le terrain comme en interne. “Si au moins on voyait du beau jeu, on digérerait plus facilement les défaites” rapportent les supporters qu'il croise régulièrement.
Saliba et Cvetkovic comme piliers du renouveauSaint-Trond, un match piégeux
Avant cela, Anderlecht devra impérativement battre Saint-Trond pour conserver sa quatrième place. Un match plus compliqué qu'il n'y paraît, selon Baseggio, qui appelle le public à soutenir les jeunes et à ne pas siffler à la moindre erreur. “Le groupe reste fragile, ça se sent” dit-il, conscient que la moindre faille pourrait coûter cher.
Source: Le Soir