Le plan Baseggio : Saliba, Cvetkovic et un vrai projet

MERCREDI, 20 MAI 2026, 08:18 - La Panthère Mauve
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INTERVIEWS Présent dimanche au parc Astrid pour analyser la rencontre face à Malines, Walter Baseggio n'a pas seulement observé le terrain. L'ancien numéro 10 d'Anderlecht a surtout ressenti une atmosphère lourde, presque irréelle, qui lui a rappelé les heures sombres de la fin des années 90. “J'étais triste. Je souffre autant que tous les supporters mauves” confie-t-il, évoquant une ambiance “étrange” avant, pendant et après le match.

S'il a connu des périodes délicates, Baseggio estime que la situation actuelle est plus préoccupante encore. À l'époque, malgré les turbulences — l'arrêt Bosman, le retrait de Constant Vanden Stock, l'affaire Nottingham — Anderlecht avait toujours su rebondir. “Ici, cela fait dix ans qu'ils entendent la même chanson… En réalité, ça ne va jamais” souligne-t-il, rappelant que le RSCA ne se bat aujourd'hui que pour une quatrième place rendue possible par l'effondrement de plusieurs concurrents directs.


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Baseggio comprend la colère des fans, mais condamne fermement les débordements observés au Heysel. “C'est déplorable et ça nuit à l'image d'Anderlecht” dit-il, appelant à un dialogue honnête entre toutes les parties, comme en 1998 lorsque les discussions avaient permis d'apaiser les tensions avec le noyau dur du M4.

“Arrêter de changer de cap tous les six mois”

Pour l'ancien milieu, la priorité est claire : stabiliser la direction sportive. Il plaide pour que le club laisse Antoine Sibierski travailler “au moins deux ans, quels que soient les résultats”, et insiste sur l'importance de retrouver un véritable ADN anderlechtois, sur le terrain comme en interne. “Si au moins on voyait du beau jeu, on digérerait plus facilement les défaites” rapportent les supporters qu'il croise régulièrement.

Saliba et Cvetkovic comme piliers du renouveau

Interrogé sur la construction de l'équipe, Baseggio ne tergiverse pas : Saliba et Cvetkovic doivent devenir les fondations du Sporting. Il se montre pessimiste quant au maintien de Nathan De Cat, trop précieux financièrement pour un club en manque de liquidités. Saliba, dit-il, “serait encore meilleur avec un vrai milieu défensif dans son dos” et un numéro 10 devant lui.

Il appelle également à un retour à deux attaquants, surtout à domicile, un choix que même les adversaires considèrent aujourd'hui comme une opportunité tant le RSCA semble avoir perdu son identité offensive

Une équipe sans structure et un été infernal en vue

L'ancien Mauve pointe aussi le manque d'organisation tactique, citant l'entrée de Hazard et Bertaccini comme symbole d'un collectif sans repères. “Je ne suis jamais arrivé à savoir où ils devaient jouer” regrette-t-il. Quant à la suite, elle s'annonce éprouvante : reprise mi-juin, deuxième tour préliminaire d'Europa League dès le 23 juillet, et une équipe à reconstruire presque de fond en comble. “L'été sera à nouveau un enfer” prévient-il

Saint-Trond, un match piégeux

Avant cela, Anderlecht devra impérativement battre Saint-Trond pour conserver sa quatrième place. Un match plus compliqué qu'il n'y paraît, selon Baseggio, qui appelle le public à soutenir les jeunes et à ne pas siffler à la moindre erreur. “Le groupe reste fragile, ça se sent” dit-il, conscient que la moindre faille pourrait coûter cher.



 

Source: Le Soir