
AUTRE En à peine quatre semaines à la tête du RSCA, Vítor Bruno a déjà imprimé sa marque. Le technicien portugais de 43 ans, arrivé cet été, a instauré une culture de discipline, d’intensité et de clarté, trois piliers qui structurent son projet sportif. Pour lui, une règle domine toutes les autres : seules les performances comptent.
Un travailleur acharné qui montre l’exemple
Dès ses premiers jours à Neerpede, Bruno a impressionné par son rythme de travail. Il arrive tôt, repart tard, et n’hésite pas à prolonger ses journées par un footing autour des terrains d’entraînement . Guillaume Gillet, qui l’a côtoyé à Nantes, le décrit comme un véritable “bête de travail”, un bourreau de travail dont l’exigence personnelle se reflète dans son management quotidien.
Une vision de jeu sans compromis
Bruno veut une équipe qui joue vers l’avant, qui met de l’intensité et qui presse haut dès que possible . Les plans attentistes ne font pas partie de son vocabulaire. Sur le terrain comme à l’entraînement, il se montre perfectionniste, ne laissant rien passer et exigeant le maximum de chacun, du staff aux joueurs.
Seuls les meilleurs jouent
Le message est clair : ni la réputation ni l’âge ne garantissent une place dans le onze . À Stockholm, Bruno n’a pas hésité à titulariser deux jeunes de 17 ans, Joshua Nga Kana et Jayden Onia Seke, tandis que Noah Kalonji a reçu du temps de jeu en fin de match . Pendant ce temps, des cadres sont restés sur le banc. Une démonstration concrète de son principe : “qui performe, joue” .
Il veut offrir des opportunités aux jeunes, mais exige en retour discipline, engagement total et une volonté de sortir de leur zone de confort
Communication directe et sélection naturelle
Au sein du vestiaire, son approche semble bien acceptée. Bruno communique sans détour, applique les mêmes règles à tous, et maîtrise suffisamment l’anglais et le français pour se faire comprendre de l’ensemble du groupe .
Mais il ne veut que des joueurs pleinement investis : ceux qui souhaitent partir peuvent le dire, ceux qui doutent n’ont pas leur place. Il ne veut travailler qu’avec des éléments motivés, disciplinés et totalement engagés dans le projet anderlechtois.
Un Anderlecht à son image
En un mois, Vítor Bruno a posé les bases d’un Anderlecht plus exigeant, plus intense, plus méritocratique. Son credo : pas de vedettes, pas d’exceptions, pas d’efforts à moitié. Seuls les joueurs animés par la faim, la discipline et la bonne mentalité pourront s’inscrire dans son projet.
Source: HLN
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