Le défi de Bruno: aligner 2 attaquants avec un noyau trop court

MARDI, 4 AOÛT 2026, 08:40 - La Panthère Mauve
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AUTRE La réflexion de Vitor Bruno sur le passage à deux attaquants n’est pas seulement idéologique : elle est contrainte par la composition du noyau. Le coach rappelle qu’il ne dispose que de deux véritables numéros 9 depuis le départ de Vazquez. Aligner Sikan et Cvetkovic ensemble dès le coup d’envoi l’exposerait à un risque de rupture en cours de match, faute de solution de rechange.

Ce point est central : la faisabilité du 4‑4‑2 ou du 3‑5‑2 dépend moins de la philosophie du coach que de la profondeur du banc. Cela renforce l’idée que sans un troisième attaquant, le duo Sikan–Cvetkovic reste une option ponctuelle plutôt qu’un système durable.


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L’analyse du match contre Hammarby montre que Cvetkovic a été le joueur le plus dangereux dans le rectangle (7 ballons touchés, 6 tirs) . Sa maturité et son volume de jeu à seulement 19 ans en font un profil capable de déclencher des changements tactiques.

Mais cette montée en puissance crée un paradoxe : Sportivement, il devient indispensable. Économiquement, il attire des offres (13 M€ déjà refusés) , et une proposition à 20 M€ pourrait forcer la direction à revoir sa position. La stabilité du système dépend donc aussi du mercato.

Complémentarité Sikan–Cvetkovic : un duo cohérent dans les principes de Bruno

Bruno confirme que les deux profils sont complémentaires. Sikan, point d’appui, s’intègre parfaitement dans le jeu de centres que Bruno affectionne. Cvetkovic, plus mobile et agressif dans les zones chaudes, apporte une dimension verticale. Cette complémentarité permet d’envisager un duo d’attaque dans plusieurs rencontres, même si Sikan a pris de l’avance durant la préparation.

L’arrivée d’Oliver Antman, spécialiste des centres pour Sikan, pourrait pousser Bruno à privilégier un attaquant pivot… … mais Bertaccini et Degreef restent en embuscade. Les cinq dernières semaines de mercato pourraient encore remodeler le secteur offensif. Autrement dit : Le système dépendra autant des profils disponibles que des idées du coach.

Le débat ne se limite pas au terrain : il touche à l’identité du club. Les duos Czernia–Vandenbergh, Oliveira–Nilis, Köller–Radzinski, puis Mbokani–De Sutter–Lukaku–Suarez ont façonné une culture offensive. Depuis plus de 10 ans, Anderlecht vit surtout avec un attaquant isolé.

Le retour à deux pointes serait donc :un choix tactique, un signal identitaire, une réconciliation avec l’histoire du Sporting.

Le duo Sikan–Cvetkovic pourrait devenir une signature… … mais seulement si Anderlecht sécurise les conditions pour le rendre durable.



Source: Le Soir