Bruno défend ses choix et refuse toute chasse aux sorcières

LUNDI, 19 OCTOBRE 2026, 08:31 - La Panthère Mauve
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La pression continue de monter autour du RSC Anderlecht. Éliminés de la coupe de Belgique et toujours bloqués à zéro point après deux rencontres européennes, les Mauve et Blanc traversent une nouvelle période délicate. Pourtant, Vitor Bruno refuse d'employer le mot « crise ».



« Chacun l'appellera comme il veut », a déclaré l'entraîneur du RSCA après la rencontre. « Personnellement, je ne parle pas de crise. Si d'autres veulent voir les choses ainsi ou en faire toute une histoire, c'est leur choix.»


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Le technicien portugais a tenu à rappeler que son équipe n'était pas passée loin d'un meilleur résultat. « Nous avons perdu à Zagreb dans les dernières minutes. Aujourd'hui, nous avons continué à nous battre à dix contre onze pour revenir dans le match. Nous avons affronté une bonne équipe qui pose des problèmes à beaucoup d'adversaires sur son terrain. Nous avons obtenu plusieurs occasions, mais nos choix dans les derniers mètres doivent être meilleurs.»

Interrogé sur la carte rouge d'Ali Maamar, Vitor Bruno a refusé de pointer son joueur du doigt publiquement.

« Je parlerai avec lui en privé. Nous ne sommes plus des enfants, mais des hommes. Je ne vais pas me mettre à crier ou à aggraver la situation. Ce n'est pas ma manière de travailler. La responsabilité de cette défaite m'incombe, pas à Ali. Je lui dirai la vérité, comme cela se fait dans une famille.»

L'entraîneur a également annoncé une analyse approfondie de la prestation de son équipe. « Nous allons examiner tout cela dès demain. Mais c'est quelque chose que nous faisons aussi lorsque nous gagnons. Selon moi, nous ne méritions pas de perdre. »

Les rotations remises en question

Après avoir déjà largement fait tourner son effectif à Zagreb, Vitor Bruno avait aligné six nouveaux joueurs au coup d'envoi. Un choix qui suscite des interrogations quant aux automatismes de l'équipe.

« On peut voir les choses ainsi», a-t-il répondu. « Mais tous ces joueurs travaillent chaque jour sur les mêmes principes. Ils savent ce que nous attendons d'eux. Certains possèdent des qualités différentes, bien sûr, mais ils connaissent notre façon de jouer.»

Concernant Bertaccini, auteur d'une nouvelle entrée remarquée, le coach laisse la porte ouverte : « Peut-être qu'il mérite davantage de temps de jeu. Il apporte toujours de l'énergie, mais c'est aussi ce qu'on attend de lui, qu'il soit titulaire ou remplaçant. »

Pas d'excuses, mais une critique du système

S'il a évoqué le manque de récupération après le déplacement européen, Vitor Bruno ne souhaitait pas s'abriter derrière cet argument.

« Certains joueurs n'étaient pas totalement frais et nous n'avions même pas 72 heures pour récupérer après Zagreb. Mais je ne veux pas chercher d'excuses. »

Le coach a toutefois regretté l'absence de la VAR lors de cette rencontre. « Si le football belge veut progresser, certaines choses doivent changer. Dans ce type de match, il devrait y avoir une assistance vidéo. »

L'élimination en Coupe prive Anderlecht d'une voie potentiellement rapide vers l'Europe. Mais pour Vitor Bruno, l'urgence est ailleurs.

« On peut voir cela comme la route la plus courte vers l'Europe, mais à Anderlecht chaque match est important. Nous devons désormais nous concentrer sur le championnat et tenter de renouer avec la victoire la semaine prochaine à Gand. »

Mais d'abord jeudi un déplacement en Pologne en espérant une première victoire en Europa League.







Source: HNB