L'élimination d'Anderlecht en Coupe de Belgique face au Beerschot continue de faire réagir. Fidèle à son franc-parler, Hein Vanhaezebrouck ne parle pas encore de crise, mais estime que le RSCA se retrouve déjà dans une situation délicate. Selon l'ancien entraîneur des Mauve et Blanc, la pression interne risque désormais de devenir considérable.
Le premier tournant du match reste l'exclusion de Maamar. Pour Vanhaezebrouck, il s'agit d'une erreur évitable. Recevoir un second carton jaune dans de telles circonstances a lourdement pénalisé son équipe. Même s'il rappelle que le Beerschot a affiché beaucoup d'audace et de personnalité, il estime qu'Anderlecht s'est avant tout mis lui-même en difficulté.
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Continuez à lire Cette désillusion n'arrive d'ailleurs pas de nulle part. L'analyste rappelle les signaux inquiétants observés ces dernières semaines : une victoire arrachée contre le Cercle, une défaite à Zagreb et des prestations qui peinent à convaincre. Dans le jeu, il continue notamment de critiquer l'animation offensive du Sporting, qu'il juge trop prévisible. Selon lui, les mouvements sur les ailes manquent de variété et les solutions offensives se résument trop souvent à des frappes lointaines peu efficaces.
Pour autant, Vanhaezebrouck refuse de faire de Vitor Bruno le seul responsable. Certes, il reconnaît que les progrès restent limités sous la direction du technicien portugais, mais il invite également à examiner les choix effectués au niveau de la construction de l'effectif.
Son regard se tourne notamment vers le directeur sportif Antoine Sibierski et, plus largement, vers les décideurs qui ont façonné le noyau. L'ancien coach s'interroge sur certains recrutements et sur la multiplication de profils similaires dans certaines zones du terrain. Il pointe également plusieurs situations difficiles à comprendre pour les supporters, entre joueurs relancés après avoir été écartés et éléments jugés dispensables qui parviennent aujourd'hui à tirer leur épingle du jeu ailleurs.
Mais c'est surtout l'impact de cette élimination sur le plan institutionnel qui inquiète Vanhaezebrouck. La Coupe représentait la voie la plus directe vers un trophée et une qualification européenne. Perdre cet objectif dès le mois d'octobre risque donc d'alimenter les interrogations au sein même du RSCA.
À ses yeux, Anderlecht reste prisonnier d'un cercle vicieux qui dure depuis près d'une décennie. Chaque saison, les attentes demeurent immenses. À la moindre contre-performance, les choix sportifs, les entraîneurs et les dirigeants sont remis en question. Cette instabilité chronique empêche ensuite le Sporting de retrouver rapidement la sérénité nécessaire à sa reconstruction.
Les prochains rendez-vous s'annoncent donc cruciaux. Le déplacement européen contre Jagiellonia puis surtout le choc face à La Gantoise pourraient déjà peser lourd dans l'atmosphère qui entoure la formation bruxelloise. Une réaction permettrait de calmer les tensions. En revanche, une nouvelle série de mauvais résultats pourrait faire exploser la pression qui monte déjà en interne.