
INTERVIEWSÀ Anderlecht, certains talents arrivent en silence. D'autres, comme Nathan De Cat, débarquent avec une énergie qui secoue tout sur son passage. À seulement 17 ans, le jeune milieu mauve vit une ascension fulgurante, confirmée par deux trophées remportés le même jour : le Prix Dominique D'Onofrio, récompensant le meilleur débutant de Jupiler Pro League, et le Trophée HLN du joueur du mois de novembre, élu par les lecteurs du média flamand.
Un gamin qui ne doute pas
Interrogé après la cérémonie, De Cat ne joue pas les surpris. Il assume. Il a toujours cru en son potentiel, toujours senti qu'il pouvait s'imposer. Ces prix, pour lui, ne sont pas un aboutissement mais une confirmation."C'est agréable de vivre cela dès maintenant dans ma carrière". Seule ombre au tableau : ses statistiques. Avec un but et une passe décisive, il sait qu'il peut faire mieux. Et il le dit sans détour. "Je suis satisfait de mon niveau, mais je pense que mes statistiques doivent encore s'améliorer."
Indispensable chez les Mauve et Blanc
Sous Besnik Hasi, De Cat est devenu un élément incontournable. Le coach le place régulièrement en premier sur la feuille de match, preuve d'une confiance totale. Anderlecht, troisième au classement, reste en course avec Bruges et l'Union. Officiellement, le jeune milieu vise le top 3. Officieusement… son sourire laisse deviner qu'il rêve plus grand.
Un futur qui s'écrit vite
La valeur marchande du joueur grimpe à toute vitesse. Anderlecht espère le garder encore deux saisons, mais tout le monde sait que ce sera compliqué. Son entourage le protège des discussions contractuelles : Nathan, lui, préfère se concentrer sur le terrain… et sur son examen de sciences, qu'il doit présenter le lendemain. La vie d'un prodige de 17 ans, tout simplement.
Le rêve des Diables
De Cat laisse échapper un rêve : le Mondial 2026. Il sait que la concurrence est rude, mais il n'écarte rien. Quand on avance aussi vite, pourquoi se fixer des limites?
"Participer à une Coupe du monde est le rêve de tout jeune joueur, donc aussi le mien."
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Un moment qui fait sourire
Lors d'un montage vidéo rendant hommage à Raymond Goethals, De Cat se tourne vers son père et demande discrètement : « C'est qui ? » Une petite maladresse qui fait rire toute la salle et rappelle qu'avant d'être un phénomène, il reste un ado comme les autres.
Source: HLN