Au‑delà du coach, les faiblesses qui plombent le RSCA

MARDI, 3 FÉVRIER 2026, 08:54 - La Panthère Mauve
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AUTRE À Anderlecht, viser “le top 3” ne suffit jamais. On parle de la formation la plus titrée du pays. Les slogans comme “Noblesse Oblige” ou “The Future is Mauve” rappellent chaque jour que le RSCA doit jouer pour gagner, pas pour survivre. Résultat, dès que ça tangue, la pression explose.

Alors que les résultats sportifs restent en deçà des attentes, plusieurs facteurs profonds expliquent les difficultés actuelles d’Anderlecht. Au‑delà du débat sur l’entraîneur, c’est toute l’architecture sportive du RSCA qui montre ses limites.

Un Sporting prisonnier de son propre prestige

Avec son palmarès unique en Belgique, Anderlecht évolue sous une pression permanente. Même lorsque la direction tente de tempérer les ambitions, l’héritage du RSCA impose une obligation de résultats immédiats. Cette tension constante influence l’environnement sportif et rend chaque période de doute plus explosive.

Une politique de recrutement en manque de continuité

Ces dernières années, le Sporting a alterné entre des profils expérimentés et des joueurs misant sur l’intensité et la jeunesse. Chaque changement de direction sportive a entraîné une réorientation du projet, sans véritable ligne directrice durable. Résultat : un effectif parfois déséquilibré, dépendant de quelques individualités pour faire fonctionner un système exigeant.

Des lacunes physiques et athlétiques dans l’effectif

La défense manque de vitesse pour évoluer avec un bloc haut, tandis que l’équipe peine à exploiter la profondeur en transition. Sur phases arrêtées, Anderlecht n’affiche plus la puissance aérienne qui faisait autrefois sa force. Ces déficits athlétiques limitent les options tactiques et pèsent dans les moments clés.

Un cadre financier plus restreint que ses concurrents directs

Le RSC Anderlecht ne peut plus rivaliser avec les investissements de certaines équipes du top belge. Les salaires proposés sont moins attractifs, les transferts coûteux difficiles à envisager, et la masse salariale doit encore être réduite. Cette réalité économique contraint Anderlecht à cibler des joueurs en quête de relance ou à fort potentiel, avec un taux de réussite variable.

La nécessité de générer de la valeur marchande

Pour assurer sa stabilité financière, Anderlecht mise sur des jeunes joueurs susceptibles de prendre rapidement de la valeur. Si certaines opérations s’avèrent fructueuses, d’autres peinent à s’imposer. Le risque est de construire une équipe trop jeune, manquant de leadership et d’expérience pour répondre aux exigences du haut niveau.




Source: HNB