
INTERVIEWS À l’heure où Anderlecht et le Club Brugge s’apprêtent à croiser le fer une nouvelle fois, deux anciens protagonistes majeurs, Olivier Deschacht et Ruud Vormer, reviennent sur une rivalité qui a marqué la dernière décennie du football belge. Leur témoignage rappelle une époque où chaque topper se jouait dans une atmosphère électrique, presque viscérale.
Deschacht ne cache pas qu’il « détestait » affronter Vormer, symbole d’un Club Brugge combatif et infatigable. Dans le tunnel, raconte-t-il, les regards suffisaient à comprendre que personne n’était là pour faire de la figuration. L’intensité dépassait celle d’un match classique : c’était une question de prestige, d’orgueil, parfois même d’identité.
Pour Vormer, certains duels restent gravés comme des sommets de sa carrière, notamment la victoire 4-0 en 2016, synonyme de titre pour Bruges. Deschacht, lui, retient surtout les cicatrices : les défaites, comme la finale de Coupe perdue en 2015, sont celles qui marquent le plus durablement un joueur.
Un prestige qui évolue
Les deux anciens cadres reconnaissent que la rivalité a changé de nature. Le topper conserve son aura historique, mais l’intensité sportive n’est plus tout à fait celle d’autrefois. Le football évolue, les effectifs tournent plus vite, et les symboles se renouvellent. Pourtant, affirment-ils, l’affiche reste l’une des plus chargées émotionnellement du pays.
Source: HNB
Conseil de lecture: samedi, 7 mars 2026, 08:49 - Deschacht et Vormer décortiquent la supériorité brugeoise