
Je suis très énervé ce dimanche soir, car je viens de finir de visionner le match entre Malines er le RSCA en différé. Pourtant, même s'il a été battu, le Sporting a vraiment fait un bon match et il arrive malheureusement que le résultat ne reflète pas la physionomie de la rencontre.
Je ne vais pas tourner autour du pot, je suis écœuré par l'arbitrage. Avant de réagir impulsivement en pensant « ça y est, Bomber est de retour avec ses vieux démons », prenez la peine de suivre mon raisonnement. Soyons clair, même si certaines cartes jaunes furent très sévères, aucune n'est une honte en soi.
Ce que je n'admets pas, c'est l'incohérence crasse de Nicolas Laforge. Les Malinois ont joué extrêmement durement dès l'entame de la rencontre. Plusieurs interventions auraient mérité un avertissement, mais il n'en fut rien. Les commentateurs se sont évertués à souligner que Laforge avait décidé de laisser beaucoup jouer et d'éviter de devoir sortir trop de cartons.
C'est une conception de l'arbitrage que je ne partage pas, mais qui est relativement en vogue de nos jours. In fine, le Sporting termine avec 8 cartes jaunes, dont une transformée en rouge, alors que les Malinois s'en sortent avec seulement deux jaunes brandies à l'extrême fin du match.
Il est rarissime qu'une même équipe prenne autant de cartes jaunes ou alors il s'agit d'une formation qui a décidé de jouer comme des bouchers, ce qui était très loin d'être le cas.
Oh je sais ! J'entends déjà les réactions telles que Malines a joué de manière plus professionnelle. Malheureusement le terme "professionnel" est totalement galvaudé de nos jours. Il est devenu synonyme de coups fourrés, fautes intelligentes, provocation, intimidation,...
Désolé, mais je ne pourrai jamais considérer cela comme professionnel dans le sens noble du mot ; les termes sournoiserie ou fourberie sont plus adéquats.
Sans tomber dans du parti pris stupide, j'ai remarqué depuis plusieurs années qu'il était difficile pour Anderlecht de s'en sortir sans 4 ou 5 cartons reçus pour des fautes relativement banales lorsque Laforge ou Lardot dirigeaient la partie. Fort heureusement, Lardot ne sévit plus sur les terrains mais uniquement en dehors. Quant à Laforge, il a illustré tout son talent durant la partie.
Une partie que le Sporting aurait dû gagner si la malchance et la maladresse ne s'étaient pas invitées. Ceci étant, j'en veux à nos joueurs d'être tombés dans le piège tendu par les Malinois avec la complicité du référée.
Certaines fautes et certaines attitudes étaient particulièrement stupides, mais à un moment, le sentiment d'injustice peut entrainer des réactions inopportunes.
C'est clairement le genre de match dans lequel je me serais fait renvoyer au vestiaire avec une rouge directe. Certainement pas pour une agression sur l'adversaire, mais parce que j'aurais usé d'une ironie mordante envers le directeur du jeu.
Toutefois, je n'ai jamais été un joueur professionnel et lorsque l'on gagne très bien sa vie pour taper sur une balle, on doit être capable de maitriser ses nerfs quelles que soient les causes de sa frustration.
De même, il est crucial d'éviter de faire des fautes stupides ou de réagir aux provocations de l'adversaire, mais j'ose espérer que vous conviendrez avec moi que c'est plus facile à dire ou à écrire quand on boit un verre après le match, quand on est devant sa télé ou que l'on tapote sur le clavier de son smartphone que lorsque l'on se trouve sur le terrain.
Le résultat est d'autant plus décevant que les Mauves auraient pu revenir de la Venise du Nord avec une belle victoire (même si le nul reflète davantage le déroulement de la rencontre) et que cette défaite derrière les casernes est totalement injuste.
La plupart d'entre vous se montrent toutefois satisfaits de la prestation anderlechtoise (j'en fais partie) et estiment qu'en jouant de la même manière, rien ne pourra nous arriver face au Cercle de Bruges.
Je ne me montrerai pas aussi optimiste. La défaite en terres malinoises est la preuve qu'en football, ce n'est pas toujours le meilleur qui l'emporte et que des faits de match peuvent orienter l'issue des débats.
Je n'ose pas imaginer le scénario catastrophe de devoir se farcir les playoffs 2 et d'être contraints de tout miser sur la finale de la coupe.
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