
INTERVIEWS La défaite concédée dans les derniers instants à Malines restera comme l’un des épisodes les plus frustrants de la saison anderlechtoise. Dominateurs après la pause, les Mauve et Balnc ont pourtant laissé filer un match qu’ils auraient pu — et dû — plier plus tôt. Mais au-delà du résultat, c’est la gestion émotionnelle d’un groupe jeune et sous pression qui interroge à l’approche des échéances décisives.
Entré en fin de rencontre, Adriano Bertaccini a cristallisé les frustrations. Un six contre trois mal négocié, deux avertissements évitables, une exclusion qui précède le coup franc du 1-0 : l’attaquant hennuyer a tout raté en quelques minutes.
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Une nervosité généralisée
Les huit cartons jaunes récoltés à Malines témoignent d’un malaise plus large. De Cat, Diarra, Degreef ou Saliba ont eux aussi manqué de maîtrise. Le RSCA, qui ne dispose plus de psychologue dans son staff, mise pour l’instant sur des discussions internes pour apaiser les esprits. Mais les Playoffs et la finale de Coupe exigeront davantage de sang-froid.
Un but comme meilleure thérapie ?
Avec un seul but sur ses seize dernières apparitions, Bertaccini peine à se libérer. Fier de porter le maillot mauve, il veut trop souvent faire la différence seul, au risque de s’égarer. À quelques millimètres près, il aurait pourtant pu être le héros du match à Malines. Dans un groupe jeune, ambitieux mais encore fragile émotionnellement, la gestion des nerfs pourrait bien devenir l’un des facteurs clés des prochaines semaines. Et pour Bertaccini, un simple but pourrait valoir bien plus qu’une séance de psychologie.
Source: Le Soir