
INTERVIEWS Dans les couloirs de Neerpede, au cœur du centre de formation d’Anderlecht, une amitié singulière a pris forme. Elle unit deux jeunes joueurs que tout semblait opposer : Nathan De Cat, 17 ans, pur produit bruxellois, et Keisuke Goto, 20 ans, talent japonais débarqué en Belgique en 2023. Une relation née dans la discrétion, nourrie de gestes, de rires et d’un téléphone constamment ouvert sur Google Translate.
Lorsque Goto arrive à Anderlecht, il maîtrise à peine quelques mots d’anglais. L’adaptation est difficile, les échanges limités. Mais De Cat, pourtant réputé introverti, s’approche spontanément du nouveau venu. Les deux garçons communiquent comme ils peuvent : traductions approximatives, mimiques, éclats de rire. Rapidement, une complicité s’installe.
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Le présent : entre STVV, Bundesliga et retrouvailles
Prêté à Saint-Trond, Goto s’est révélé en D1A. Son but contre Anderlecht à l’aller, célébré avec une intensité jugée provocante, avait tendu les relations avec les supporters mauves. Le Japonais a depuis laissé entendre qu’il privilégierait un transfert vers la Bundesliga plutôt qu’un retour à Bruxelles.
Mais pour De Cat, rien n’a changé. Lorsque Goto reviendra au Lotto Park, même sous un autre maillot, il l’accueillera comme toujours : avec un sourire et une accolade.
Une amitié rare dans un milieu exigeant
Dans un environnement où la compétition est permanente et les carrières incertaines, l’histoire de Nathan De Cat et Keisuke Goto rappelle que le football n’est pas qu’une affaire de résultats. C’est aussi un lieu où naissent des liens inattendus, sincères, parfois improbables. Une amitié qui dépasse les langues, les cultures et les trajectoires professionnelles.
Source: HLN