
INTERVIEWS Au lendemain de la défaite d'Anderlecht contre Beveren, Hein Vanhaezebrouck a livré une analyse nuancée mais sans concessions. Pour l'ancien coach du RSCA, la rencontre n'a rien d'un drame sportif, mais elle met en lumière plusieurs faiblesses structurelles et des choix de mercato qui interrogent.
Vanhaezebrouck refuse de sombrer dans le catastrophisme. Selon lui, les chiffres montrent qu'Anderlecht aurait dû l'emporter : un volume d'occasions supérieur, une production offensive correcte, mais une efficacité insuffisante dans les zones décisives. “Ce n'était pas une mauvaise prestation”, insiste-t-il, tout en reconnaissant que le Sporting reste prisonnier d'une culture où perdre est vécu comme un séisme.
Un manque de fraîcheur… mais pas une excuse
Hein confirme que la récupération a été trop courte : seulement 65 heures entre deux matches, alors que le minimum recommandé est de 72. L'idéal est qu'il y ait 96 heures entre l'heure de début de deux matchs.
Le vrai problème : l'absence d'un buteur de référence
Pour Vanhaezebrouck, Anderlecht manque cruellement d'un attaquant capable de peser dans la surface. Sikan travaille, décroche, combine… mais n'a pas le profil d'un “vrai neuf”. Bertaccini, lui, n'a pas assez de temps de jeu pour s'exprimer. Hein le répète : sans un attaquant puissant, capable de gagner des duels et de convertir les centres, Anderlecht restera dépendant de profils comme Cvetkovic, “un véritable aimant dans les 16 mètres”.
Des transferts qui posent question
L'analyse devient plus tranchante lorsqu'il évoque le mercato. Plusieurs choix lui semblent incohérents :
Ambros, bon recrutement, se retrouve décalé à droite depuis le passage en 4-4-2, loin de sa zone de confort. Antman n'est performant que sur le flanc droit : ses statistiques le prouvent. Le placer à gauche réduit fortement son impact. Même le nom évoqué de Marten Winkler renforce cette impression : encore un joueur qui préfère évoluer à droite. Pour Hein, le puzzle ne s'assemble pas : trop de profils similaires, trop peu de complémentarité, et un manque évident de variété dans les options offensives.
Conclusion : pas de panique, mais des ajustements urgents
Hein Vanhaezebrouck ne voit pas une équipe en crise, mais une équipe en recherche. Les fondations sont là, le jeu n'est pas mauvais, mais Anderlecht doit rapidement trouver la bonne formule… et surtout le bon profil d'attaquant pour donner du poids à son projet.
Source: HNB