
Si je n'avais pas voulu éviter de céder à la tentation d'un enthousiasme retrouvé après tant d'années de galère, j'aurais publié une bafouille après la victoire de jeudi soir que j'aurais intitulée "le bonheur est dans le pré". 5 victoires en 6 matchs et un nul concédé à 2 minutes de la fin en Suède, on ne pouvait que s'enthousiasmer des résultats européens du Sporting en ce début de saison. Mais mon petit doigt me chuchotait à l'oreille d'attendre le derby de ce dimanche soir avant de partager avec vous un optimisme quelque peu béat.
Bien m'en a pris, car les choses ne tournent pas aussi bien en championnat !
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Caramba, encore raté une fois de plus!
J'ai hurlé, pesté et juré en regardant le match, mais une fois que le soufflé retombe, il faut être capable d'analyser les faits avec calme, lucidité et honnêteté intellectuelle. L'Union méritait sa victoire, punt aan de lijn! L'intensité, la vivacité et l'envie de gagner étaient teintées de jaune et de bleu ce dimanche soir.
Rien ne sert pour autant de jeter le bébé avec l'eau du bain.
Le Sporting est en train de se reconstruire et notre équipe ne manque pas de talent. Elle apparaît cependant un peu trop jeune globalement et souffre d'un manque d'expérience qui se paye cash face aux vieux roublards de l'Union. D'aucuns se sont évertués à démolir Antoine Siberski et Vitor Bruno avant même le début de toute compétition officielle. Notre directeur sportif a prouvé qu'il connaissait le foot, mais il ne dispose pas des moyens du Real Madrid, du Barça ou de City. Quant à notre coach qui a tant été décrié avant même qu'il n'entre en fonction, il a démontré ses qualités, mais il ne possède pas une baguette magique permettant à des joueurs moyens de devenir des réincarnations de Messi, Ronaldo ou Pedri. On peut voir le verre à moitié plein ou à moitié vide. Jeudi, il était totalement plein ; ce dimanche soir, il est pratiquement totalement vide. La vérité, comme souvent, se situe vraisemblablement entre les deux extrêmes.
Nous avons des joueurs talentueux, nous avons une équipe qui devrait continuer à progresser, mais il demeure néanmoins certains gros manquements.
La pire des choses consisterait à vouloir une fois de plus organiser une révolution de palais.
Je crois en Siberski, je crois en Bruno et je crois en notre équipe, mais Rome ne s'est pas construite en un seul jour. Je suis persuadé que des jours meilleurs nous attendent en championnat, mais il faudrait être capable de se montrer patient et compréhensif envers cette équipe qui alternera sans doute régulièrement le chaud et le froid cette saison.
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