3 matchs pour sauver Bruno et peut-être le projet Sibierski

LUNDI, 26 OCTOBRE 2026, 18:05 - purpleketje
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Malgré la tempête qui souffle sur le Sporting d’Anderlecht, les chiffres offrent une lecture bien différente du dossier Vítor Bruno. Alors que l’entraîneur portugais se retrouve sous pression après la déroute à Gand, ses statistiques de résultats restent supérieures à celles de plusieurs de ses prédécesseurs.



Depuis son arrivée au Parc Astrid, Vítor Bruno a dirigé 19 rencontres à la tête des Mauve et Blanc. Son bilan affiche une moyenne de 1,84 point par match ainsi qu’un taux de victoire de 57,9 %. Des chiffres qui le placent devant Brian Riemer(51,3), David Hubert (52,6) et même Vincent Kompany (45,3). Les chiffres corroborent donc les propos de Coosemans, même s'il convient d'apporter une certaine nuance. Bruno n'a pour l'instant disputé que 19 matchs. Une moyenne calculée sur une période aussi courte est moins représentative qu'un bilan comparable établi sur une saison complète ou plusieurs saisons.


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Ces données renforcent l’argument de ceux qui estiment que l’entraîneur mérite davantage de temps pour construire son projet. Elles expliquent également pourquoi la direction du RSCA n’a pas encore pris la décision radicale de mettre fin à sa collaboration malgré les critiques récurrentes.

Le paradoxe est frappant : jamais la contestation n’a semblé aussi forte autour du coach, alors même que son rendement comptable est meilleur que celui de plusieurs entraîneurs récents du Sporting. Si les résultats bruts plaident en sa faveur, certaines prestations et plusieurs choix tactiques alimentent les doutes au sein de l’environnement mauve.

Les prochaines semaines seront donc cruciales (Westerlo, Salzbourg et Bruges). Les rencontres à venir devraient permettre de vérifier si les statistiques de Vítor Bruno reflètent une réelle progression sportive ou si elles masquent des faiblesses plus profondes.

L'arrivée de Antoine Sibierski à la direction technique s'accompagnait d'une volonté claire : mettre fin à l'instabilité chronique qui mine Anderlecht depuis plusieurs saisons. C'est dans cette logique que le dirigeant français avait choisi de miser sur Vítor Bruno, un entraîneur portugais alors peu connu du grand public, mais censé incarner la continuité et construire un projet sur le long terme.

Au Lotto Park, le souhait reste inchangé : offrir enfin à un entraîneur le temps nécessaire pour développer son travail. Les nombreux changements de coachs de ces dernières années ont laissé des traces et le RSCA aspire à davantage de stabilité.

Mais dans un environnement où les résultats dictent souvent le rythme des décisions, la situation pourrait rapidement évoluer. Si Vítor Bruno venait à quitter ses fonctions avant la mi-novembre, les interrogations ne concerneraient plus uniquement l'entraîneur. Le choix opéré par Sibierski serait alors directement remis en question, tout comme la responsabilité du CEO Kenneth Bornauw.

Au-delà du cas personnel du technicien portugais, c'est l'ensemble de la nouvelle stratégie sportive des Mauve et Blanc qui se retrouverait sous examen. Un départ prématuré de Bruno serait perçu comme l'échec d'un pari censé ouvrir un nouveau chapitre plus stable dans l'histoire récente d'Anderlecht.



Source: HLN