
La déroute 0-4 à Gand a laissé des traces, mais elle a surtout ravivé les questions qui entourent le début de saison d’Anderlecht. Dans l’émission La Tribune, plusieurs consultants ont livré leur analyse d’un RSCA jugé trop inoffensif, incapable de concrétiser ses temps forts et en manque cruel d’efficacité offensive.
Pour Philippe Albert, le principal problème ne réside pas dans l’ampleur du score mais dans l’incapacité des Mauve et Blanc à transformer leurs occasions. L’ancien défenseur parle d’un bilan offensif « famélique » et pointe un déficit de qualités dans les derniers mètres, mais aussi un manque de lucidité et d’efficacité face au but. Selon lui, Anderlecht paie cher son manque de réalisme.
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De son côté, Cécile De Gernier s’interroge davantage sur les choix de Vitor Bruno. La consultante estime que l’entraîneur portugais cherche parfois trop à innover, notamment en repositionnant certains joueurs à des postes qui ne correspondent pas à leur formation naturelle. Des décisions qui alimentent le débat autour de la direction sportive prise par le Sporting.
Malgré les critiques, Philippe Albert refuse toutefois d’accabler le technicien. Il considère que les aspects positifs entrevus depuis son arrivée sont trop vite effacés après une lourde défaite et plaide pour davantage de patience. Selon lui, le club doit laisser du temps à son entraîneur afin qu’il puisse développer pleinement ses idées et construire une équipe à son image.
Au final, le débat met en lumière un Anderlecht en panne d’efficacité offensive, partagé entre impatience et volonté de construire sur le long terme. Une chose semble toutefois faire consensus : sans un net regain de réalisme devant le but, les ambitions du club risquent rapidement d’être compromises.
Source: rtbf