
La victoire contre Westerlo a permis à Anderlecht de franchir un premier obstacle dans une semaine particulièrement importante, mais pour Marc Degryse, il serait prématuré de parler de véritable tournant. L’ancien joueur du RSCA estime que le succès des Bruxellois doit encore être confirmé lors des prochaines échéances face à Salzbourg et au Club Bruges.
Selon le consultant, Anderlecht a surtout réussi à gérer la pression dans un contexte délicat. Avec un entraîneur, Vítor Bruno, sous le feu des critiques et une équipe dos au mur, les Mauve et Blanc ont répondu présent. « Ils ont acheté du temps », résume Degryse. Il souligne toutefois que Westerlo s’est montré décevant, ce qui l’incite à relativiser la portée du résultat.
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L’analyste juge en effet que le dirigeant est allé très loin dans ses commentaires publics concernant les choix sportifs. « Il est CEO, pas directeur sportif», rappelle-t-il. En s’exprimant sur les décisions de l’entraîneur, Bornauw aurait empiété sur le terrain d’Antoine Sibierski, une situation que Degryse considère comme délicate pour le bon fonctionnement du RSCA.
Mais si les tensions internes sont aujourd’hui exposées au grand jour, elles ne surprennent pas l’ancien international. « C’est la loi d’Anderlecht», explique-t-il. Dans le club le plus médiatisé du pays, chaque décision est examinée à la loupe, la pression est permanente et les attentes restent immenses.
La victoire contre Westerlo a donc offert un peu d’air à Anderlecht. Reste désormais à savoir si elle constitue le début d’un redressement durable ou simplement un répit temporaire dans une période toujours sous haute tension.
Source: HLN