
INTERVIEWS La crise qui secoue Anderlecht continue de faire des vagues. Au lendemain d'une prestation jugée « dramatique » à Sclessin, l'analyste Marc Degryse estime que le licenciement de Besnik Hasi n'est pas seulement logique… il était inévitable. Mais pour l'ancien joueur d Anderlecht, limiter la responsabilité au seul entraîneur serait une erreur stratégique. Le directeur sportif Olivier Renard doit, selon lui, être tout autant mis en cause.
Face au Standard, Anderlecht a livré l'une de ses copies les plus inquiétantes de la saison. Pas de passion, pas de plan, pas de réaction. Les choix de Hasi – notamment l'entrée de Llansana – n'ont rien apporté, au point de coûter des occasions franches. « On ne peut pas continuer ainsi », résume Degryse, qui voit dans cette rencontre le symbole d'un projet à bout de souffle.
Un mercato raté qui pèse lourd
Mais l'analyste insiste : la responsabilité dépasse largement le banc de touche. Renard, chargé de renforcer l'équipe n'a pas livré les profils attendus. Les recrues estivales – Özcan, Hatenboer, Ilic ou encore Bertaccini – n'ont pas eu l'impact espéré, laissant l'effectif déséquilibré et pauvre en créativité.
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« Si Hasi part, Renard doit partir aussi»
Pour l'ancien attaquant du RSCA, la conclusion est limpide: Renard a choisi Hasi, validé son projet et construit l'effectif actuel. Il serait donc « très étrange» de sanctionner l'entraîneur sans tirer les mêmes conclusions pour le directeur sportif. Dans une période où Anderlecht cherche à retrouver cohérence et ambition, la question de la gouvernance sportive devient centrale.
Source: HLN