Sibierski place la barre haut : Le RSCA doit retrouver sa stabilité

VENDREDI, 11 SEPTEMBRE 2026, 13:09 - DavidBxl
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INTERVIEWS Antoine Sibierski revient sur un mercato estival chargé à Anderlecht et affirme clairement placer la barre très haut pour le club. Le nouveau directeur sportif admet avoir constaté la saison dernière des comportements qu'il juge indignes d'un grand club. Avec onze nouvelles recrues, il souhaite insuffler une nouvelle dynamique, tout en sachant que cela prendra du temps.
 

Anderlecht a connu une véritable métamorphose cet été. Avec onze nouveaux joueurs, l'effectif a été entièrement renouvelé. Selon Sibierski, cette intervention était nécessaire suite à ses observations de la saison passée.


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Le Français confie qu'à son arrivée, il a été confronté à des situations qu'il a eu du mal à comprendre au plus haut niveau. À ses yeux, la discipline, le respect, l'humilité et l'engagement, notamment, n'étaient pas à la hauteur des attentes à Anderlecht.

Néanmoins, Sibierski ne souhaite pas pointer du doigt ses prédécesseurs. Dans un premier temps, il a délibérément opté pour une phase d'observation. Il voulait respecter l'équipe en place et d'abord bien comprendre le fonctionnement interne du club. Cette compréhension a depuis permis de définir une orientation claire. Le nouveau directeur sportif est convaincu qu'Anderlecht doit à nouveau afficher stabilité et professionnalisme.

Onze transferts, un choix délibéré

Selon Sibierski, l'arrivée de onze joueurs n'était pas un objectif préétabli, mais le fruit d'une analyse approfondie. Le milieu de terrain devait être reconstruit, notamment après le départ de Nathan De Cat.

Avec Lukas Ambros, Anderlecht a recruté un joueur gaucher qui manquait à l'effectif. Romeo Amane, quant à lui, devrait apporter plus de puissance physique et de combativité. Selon Sibierski, Aasgaard possède également le gabarit et la force nécessaires.

Le directeur sportif souligne qu'Anderlecht ne se base pas uniquement sur les qualités techniques. Aujourd'hui, un joueur doit être capable de bien plus que simplement bien jouer au football.

L'ADN est préservé

Sibierski tient absolument à ce que le style de jeu traditionnel d'Anderlecht ne disparaisse pas. Selon lui, la qualité technique et la capacité à demander le ballon restent essentielles.

Mais savoir jouer un beau football ne suffit plus. Les joueurs doivent également être prêts à travailler dur même sans le ballon. Selon Sibierski, les attaquants doivent aussi participer à la défense et prendre leurs responsabilités lors des transitions. Ses éloges envers Koutsoupias s'inscrivent dans cette perspective. Il décrit le milieu de terrain comme un véritable couteau suisse : un joueur polyvalent, infatigable, engagé dans les duels, performant défensivement et capable de créer du danger offensif.

Des choix financiers tournés vers l'avenir

Tous les transferts envisagés par Anderlecht ne se sont pas concrétisés. Sibierski admet que Santi Garcia s'est finalement révélé trop cher. Selon lui, le club ne voulait pas envoyer un mauvais signal en payant un prix nettement supérieur à celui du marché.

C'est pourquoi la valeur future d'un joueur est également prise en compte pour chaque transfert. L'âge joue un rôle important à cet égard. Les jeunes joueurs peuvent prendre de la valeur après quelques bonnes saisons et ainsi générer un meilleur retour sur investissement.

Parallèlement, Sibierski souligne avoir reçu un soutien financier suffisant du président Marc Coucke, du conseil d'administration et de la direction pour mettre en œuvre ses plans.

Le départ de Nathan De Cat

Sibierski ne regrette pas forcément le départ de Nathan De Cat, mais il admet avoir tenté de convaincre le jeune milieu de terrain de rester.

Sur le plan sportif comme sur le plan personnel, il a essayé de faire comprendre à De Cat le rôle qu'il pourrait jouer dans le nouvel Anderlecht. Finalement, le passé a pesé lourd. Le joueur ne voyait pas suffisamment d'avenir pour poursuivre sa carrière à Bruxelles. Sibierski affirme qu'il ne retiendra jamais un joueur contre son gré.

Confiance en Vítor Bruno

Sibierski est clairement optimiste quant à sa collaboration avec l'entraîneur Vítor Bruno. Pour lui, le résultat du match n'est pas le seul facteur important. Selon lui, la manière dont toute l'équipe s'entraîne au quotidien est révélatrice.

Il constate actuellement des progrès significatifs à cet égard. D'après Sibierski, les séances d'entraînement sont menées avec plus de discipline, d'intensité et d'engagement. De plus, il remarque qu'une véritable cohésion se dessine progressivement au sein du groupe. À ses yeux, c'est plus important sur le long terme qu'un simple résultat ponctuel en championnat.

Sept points sur quinze, c'est insuffisant.

Pourtant, Sibierski ne cache pas que le début de saison aurait pu être meilleur. Il ne peut se satisfaire de sept points en cinq matchs.
Il demande toutefois que les circonstances soient prises en compte. Anderlecht a enchaîné le début de saison avec une campagne européenne intense et, selon Sibierski, le club a peut-être gaspillé de l'énergie en championnat belge.

De plus, le directeur sportif se décrit comme un perfectionniste invétéré. Il veut des résultats, mais il est conscient que son équipe remaniée n'est pas encore prête à performer au plus haut niveau tous les trois jours. D'après lui, il n'y a donc pas lieu de paniquer.

Ambition : retour au sommet

L'objectif pour cette saison est néanmoins élevé. Sibierski ne vise pas seulement une place dans le top quatre, mais le podium avec Anderlecht.

Il considère cette ambition logique compte tenu de l'histoire et du prestige du club. Selon lui, Anderlecht doit retrouver l'ambition de rivaliser avec les meilleures équipes belges.
D'après Sibierski, le Club Bruges devrait également être un objectif. Si Anderlecht manque d'ambition pour se mesurer aux cadors, le club perd une partie de son identité, selon lui.

L'Union, un exemple de stabilité

D'après Sibierski, le derby bruxellois contre l'Union a surtout mis en lumière les lacunes actuelles d'Anderlecht.

Bien que l'Union ait logiquement remporté le match, le Français estime que la différence sur le terrain était moins marquée que ne le suggère le score final. Selon lui, la principale différence réside dans la stabilité.

D'après Sibierski, l'Union possède une équipe et un système moins susceptibles d'être déséquilibrés par le départ d'un joueur. C'est précisément cette stabilité qu'Anderlecht tente de reconstruire.

Pas de panique, mais la pression est là.

Le match contre Malines sera important. Sibierski est conscient que la pression est toujours forte à Anderlecht et que de mauvais résultats entraînent automatiquement des critiques.

Néanmoins, pour l'instant, il souhaite avant tout allier patience et exigences élevées. À long terme, il ne s'agira pas seulement d'améliorer le résultat, mais aussi de retrouver un jeu convaincant.

Pour le moment, la victoire prime sur la beauté du jeu. Plus tard, Sibierski fixera à nouveau des critères plus stricts quant à la manière dont Anderlecht aborde ses matchs.

Les jeunes talents doivent prendre leurs responsabilités.

Quelque chose change également pour les jeunes joueurs. Selon Sibierski, les joueurs talentueux qui retourneraient en équipe réserve après avoir évolué avec l'équipe première doivent comprendre que leur statut a évolué.

Un joueur qui s'est déjà entraîné avec l'équipe première ne doit plus se comporter comme un jeune joueur en équipe réserve. Au contraire : il doit y faire la différence, prendre ses responsabilités et élever le niveau de l'équipe.

Ainsi, le programme Futures peut non seulement permettre d'accumuler du temps de jeu, mais aussi offrir aux jeunes joueurs un lieu où développer leur mentalité.

Romelu Lukaku reste un rêve.

Enfin, le cas de Romelu Lukaku a été évoqué. Sibierski admet avoir eu des contacts avec le Diable Rouge par le passé. Cependant, un retour à Anderlecht ne semble pas d'actualité.

Néanmoins, Sibierski n'exclut pas une nouvelle collaboration à l'avenir. Si Lukaku laissait un jour la porte entrouverte, Anderlecht serait certainement disposé à l'écouter, selon lui.

Même si l'attaquant avait 35 ans, cela ne poserait pas de problème. D'après Sibierski, Lukaku prend grand soin de son corps et serait encore capable de marquer des buts lors d'un éventuel retour.

Message clair

Le message de Sibierski est clair : Anderlecht doit redevenir un club exigeant, sur et en dehors du terrain. Un premier pas a été franchi avec un renouvellement complet de l'effectif. L'objectif principal est désormais de transformer cet ensemble de nouveaux visages en une équipe stable.
 

Source: © Source interne