
INTERVIEWS Franky Van der Elst ne tourne pas autour du pot : Anderlecht souffle le chaud et le froid, mais reste capable de faire déjouer n'importe qui sur un match. Les deux victoires récentes ont ramené de la confiance, même si le contenu n'a pas toujours été au niveau attendu. À Zulte Waregem, les Mauve et Blanc ont été bousculés, mais ils ont tenu bon et frappé au bon moment. Pour un groupe en reconstruction, cette capacité à survivre dans les tempêtes reste un signe encourageant.
Taravel, stabilité et bon sens
Van der Elst est clair, inutile de chercher un coach venu de nulle part en plein mois de mars. Le RSCA a besoin de calme, pas d'un nouveau chambardement. Taravel fait le job, les résultats suivent. Le vestiaire répond. Le Sporting doit d'abord nommer un vrai directeur sportif, puis construire un projet cohérent.
Les joueurs qui font vibrer le Parc Astrid
Van der Elst met en avant trois Mauves qui symbolisent l'espoir :
Thorgan Hazard, enfin dans un rôle clair, plus proche du but, plus juste, plus décisif. Mihajlo Cvetkovic, auteur d'un vrai but d'attaquant contre Louvain, preuve qu'il a quelque chose de spécial. Nathan De Cat, 17 ans, qui impressionne tout le monde. Van der Elst ose même la comparaison avec Jan Ceulemans : même présence, même langage corporel, même capacité à créer l'attente à chaque ballon.
Bruges favori ? Peut-être. Mais un Topper reste un Topper
Van der Elst estime que Bruges, à son meilleur niveau, reste au-dessus. Mais il rappelle aussi que le match aller a montré qu'Anderlecht peut faire déjouer le Club. Un Topper, c'est un match où tout peut basculer en quinze minutes. Et ça, les supporters mauves le savent mieux que personne.
Source: Le Soir