
INTERVIEWS Huit ans après son départ du RSC Anderlecht, Herman Van Holsbeeck a repris la parole. L'ancien manager emblématique du RSCA revient sur ses années troubles, mais surtout sur son attachement profond à un Sporting qu'il voit aujourd'hui lutter pour retrouver sa grandeur.
L'ancien dirigeant ne cache pas les épreuves traversées. En 2022, il a passé 22 jours en prison pour des soupçons de blanchiment et de faux, notamment liés à des transferts réalisés à Anderlecht. Il est également cité dans le dossier "Mains propres" et dans l'enquête sur la vente du RSCA à Marc Coucke en 2017.
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« Oui, Anderlecht me manque »
S'il refuse de s'apitoyer, Van Holsbeeck admet que son départ a laissé un vide. « J'ai donné quinze ans de ma vie à Anderlecht. Oui, le club me manque », confie-t-il.
Sous son mandat, le RSCA a remporté huit titres, plusieurs Supercups et a régulièrement brillé en Europe. Depuis la reprise par Coucke, le Sporting n'a plus soulevé le moindre trophée majeur. Un contraste qui le touche personnellement :
« Quoi qu'on pense de moi, cela me fait mal de voir Anderlecht en difficulté. »
Van Holsbeeck estime que le RSCA doit retrouver une stabilité structurelle : un entraîneur installé dans la durée, un directeur sportif capable de tracer une ligne claire, une vision cohérente pour redevenir un candidat au titre.
Il voit dans la Coupe de Belgique une opportunité de relancer une dynamique positive.
Source: HLN