
TRANSFERTS - AUTRE À Salonique, ce jeudi soir, Anderlecht joue bien plus qu’un simple troisième tour préliminaire d' Europa League. Le déplacement au PAOK s’annonce comme un moment charnière de son été : une qualification ouvrirait les portes d’une campagne européenne jusqu’en hiver, tandis qu’une élimination plongerait le RSCA dans une zone d’incertitude qui pourrait durer jusqu’au 27 août, date des barrages de Conference League. Pour Antoine Sibierski l’enjeu est double : sportif, évidemment, mais aussi financier et stratégique.
Les photos officielles publiées cette semaine montrent un groupe de 31 joueurs, un effectif volontairement élargi pour gérer la préparation et les premiers matches. Mais personne au Sporting ne s’attend à ce que ce noyau reste intact : les vraies photos officielles ne seront prises qu’en septembre, une fois le mercato refermé. D’ici là, les mouvements seront nombreux. Treize joueurs ont déjà quitté Neerpede, et plusieurs autres sont poussés vers la sortie.D’autres, en manque de temps de jeu, pourraient également partir si une opportunité se présente.
L’Europe, oxygène financier et levier sportif
Comme beaucoup de clubs belges, Anderlecht dépend de quelques grosses ventes par saison pour équilibrer ses comptes. Les transferts de De Cat, Goto ou Vazquez seront payés sur plusieurs années, ce qui rend la stabilité européenne encore plus cruciale. Une qualification apporterait des millions indispensables, mais aussi un argument de poids pour attirer des recrues et convaincre certains cadres de rester.
Un tour européen qui conditionne tout un été
Au-delà du prestige, la double confrontation contre le PAOK déterminera la marge de manœuvre du RSCA pour les cinq dernières semaines du mercato. Une qualification dès la mi-août offrirait à Sibierski un cadre clair et des moyens renforcés pour finaliser son effectif. Une élimination, en revanche, prolongerait l’incertitude et compliquerait les décisions stratégiques jusqu’à la fin du mois.
Source: Le Soir