
INTERVIEWSÀ seulement 17 ans, Nathan De Cat est devenu l'un des noms les plus commentés du football belge. Révélation d'Anderlecht, titulaire inattendu au cœur du jeu et désormais courtisé par plusieurs clubs étrangers, le jeune milieu vit une ascension fulgurante. À la veille de KV Mechelen – RSCA, son père Jens De Cat accepte exceptionnellement de lever le voile sur le quotidien et l'avenir de son fils.
Jens De Cat, professeur d'éducation physique et ancien joueur de quatrième division, avoue avoir vécu les débuts de son fils avec une certaine appréhension. « Au début de la saison, j'avais toujours un peu peur quand il montait au jeu. Et puis tout s'est enchaîné. Aujourd'hui, il s'en sort même très bien comme numéro 10, alors que je le préfère personnellement en 6 », confie-t-il. Malgré la médiatisation soudaine, Nathan reste « un garçon simple», qui joue encore au foot dans le jardin avec un voisin, smartphone à la main.
Une éducation footballistique tout en retenue
Contrairement à certains parents de jeunes talents, Jens De Cat se garde bien de surcharger son fils de conseils. « Je ne lui dis plus rien, sauf s'il me pose une question. » Nathan, lui, passe beaucoup de temps à revoir ses propres matchs et ceux des RSCA Futures, mais s'intéresse peu au football étranger. Son père se souvient aussi d'un enfant infatigable : « Déjà en U6, il courait partout. Parfois, après un match, il me demandait de s'arrêter à 1,5 km de la maison pour finir en sprint. »
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L'Europe observe déjà
Les performances du jeune Anderlechtois n'ont pas échappé aux recruteurs. Plusieurs clubs ont déjà pris contact pour la saison prochaine. Le PSV avait tenté sa chance plus tôt, et des noms prestigieux comme le Bayern Munich circulent. Jens De Cat tempère : « C'est peut-être encore un peu tôt pour un club de ce calibre. Mais si Nathan est séduit par un projet, tout est possible. »
Rester à Anderlecht ? Une décision encore ouverte
Selon son père, les chances de voir Nathan poursuivre une saison supplémentaire au RSCA sont « de 50 % ». Le joueur souhaite avant tout se sentir bien et progresser. Une qualification européenne pourrait peser dans la balance. Un scénario est également évoqué : une vente suivie d'un prêt d'un an à Anderlecht, afin de poursuivre sa maturation dans un environnement familier. Quant à une prolongation de contrat, qui court jusqu'en 2027, elle n'est « pas une priorité ».
« Des discussions ont déjà eu lieu avec quelques clubs. Je ne peux pas citer de noms, mais Anderlecht en est au courant. Il s'agissait de discussions exploratoires. Quel est leur projet pour Nathan ? À quel poste envisagent-ils de le faire jouer ? On n'a pas parlé d'argent et rien n'est encore décidé, c'est certain. Si Nathan ne se sent pas parfaitement à sa place ailleurs, il vaut tout simplement mieux qu'il reste à Anderlecht. Nous ne devons pas brûler les étapes et devons faire des choix logiques. Si Nathan part, ce sera pour un club où il pourra s'épanouir.»
Les Diables Rouges, un rêve… mais pas une urgence
Une éventuelle sélection pour le prochain Mondial serait une fierté, mais Jens De Cat reste lucide : « Il n'a que 17 ans et joue encore en Jupiler Pro League. Ce serait beau, mais ce n'est pas indispensable. »
Source: HNB