INTERVIEWS Anderlecht a entrevu l’espoir avant de tout gâcher. Battu 1–3 par l’Union Saint‑Gilloise, le RSCA a livré une prestation en dents de scie, marquée par dix minutes de bon football… puis par un carton rouge fatal pour Killian Sardella. Une analyse que partage Marc Degryse, témoin attentif de cette nouvelle désillusion bruxelloise.
L’Union a immédiatement imposé sa loi au Lotto Park. Les hommes du Parc Duden ont étouffé Anderlecht et ont rapidement pris deux longueurs d’avance grâce à un doublé du milieu de terrain Zorgane. À 0–2, Degryse avoue avoir pensé que « le match était plié »
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Continuez à lire Contre toute attente, la réduction du score a réveillé Anderlecht. Pendant dix à quinze minutes, les Mauves ont enfin trouvé le bon tempo : du monde autour du ballon, des combinaisons rapides, une circulation plus fluide.
Selon Degryse, c’est exactement ainsi qu’il faut jouer contre l’Union : « Avec beaucoup de présence dans les zones chaudes et des échanges courts »
Mais ce frémissement n’a pas survécu à l’exclusion de Sardella juste avant la pause. L’arrière droit a été expulsé pour un geste jugée volontaire. « Il fait clairement un mouvement vers l’avant », tranche Degryse, qui parle d’un geste « pour deux fois rien » .
Pour l’ancien Diable Rouge, Anderlecht s’est laissé entraîner dans un faux combat : celui de l’intensité imposée par l’Union. « Toutes les équipes veulent répondre à leur agressivité, mais elles en oublient de jouer », regrette-t-il. La faute de Sardella illustre ce manque de lucidité, tout comme la charge inutile de Cvetkovic dès la première minute.
Réduit à dix, Anderlecht n’a jamais pu revenir dans le match. L’Union a contrôlé, a ajouté un troisième but et a repris la tête du classement. Le RSCA, lui, voit ses ambitions s’effriter et devra réagir rapidement pour ne pas glisser encore au classement.
Anderlecht a montré, l’espace d’un quart d’heure, qu’il pouvait bousculer l’Union. Mais ce match restera surtout celui d’une occasion manquée, d’un manque de sang‑froid et d’une expulsion qui a tout fait basculer. Pour Degryse, le constat est clair : le RSCA doit retrouver sa maîtrise et son football, sous peine de revivre ce scénario trop souvent.